Certains stades ressemblent à des carrefours. Des lieux où une carrière bifurque sans prévenir. Pour Ousmane Dembélé, le Puskas Arena appartient à cette catégorie-là. Ce samedi, l’attaquant star du PSG y disputera la finale de la Ligue des champions face à Arsenal. Un rendez-vous immense. Et peut-être aussi, à sa manière, une revanche intime.Car ce stade hongrois, portant le patronyme du mythique « Major Galopant », réveille forcément un souvenir douloureux chez le Ballon d’or 2025. Le 19 juin 2021, lors du deuxième match de poule de l’Euro face à la Hongrie (1-1), sa compétition avait brutalement basculé. Entré à la 57e minute à la place d’Adrien Rabiot, Dembélé avait d’abord apporté ce qu’il savait offrir de mieux : de la percussion, des différences, cette sensation permanente que quelque chose peut se passer quand le ballon arrive dans ses pieds. Une minute après son entrée en jeu, un tir puissant venait fracasser le poteau hongrois. Puis le corps avait lâché.Touché au genou droit, l’ancien joueur du FC Barcelone avait été remplacé par Thomas Lemar. Sur le moment, personne n’imaginait encore l’ampleur de la blessure. Mais les examens révéleraient une désinsertion du tendon du biceps fémoral au niveau du genou droit. Le 28 juin, il était opéré à Turku, en Finlande. Le début d’un long tunnel.135 jours d’arrêtDembélé allait alors disparaître des terrains pendant 135 jours. Une éternité pour un joueur dont la carrière avait déjà été hachée par les blessures musculaires et les rechutes (37 % des minutes possibles en six saisons sous la tunique blaugrana). À Barcelone, les doutes réapparaissaient. Certains se demandaient même s’il retrouverait un jour la continuité nécessaire pour atteindre le très haut niveau auquel il semblait destiné depuis Rennes puis Dortmund. En sélection aussi, le coup d’arrêt fut brutal : il ne retrouvera les Bleus qu’en septembre 2022 face à l’Autriche, plus d’un an après cette soirée de Budapest.À voir aussiDepuis, pourtant, le décor a complètement changé. Le Barcelonais fragile de l’époque est devenu le leader offensif du PSG, un joueur décisif dans les grands rendez-vous comme face au Bayern à Munich le 6 mai, capable d’assumer un statut que beaucoup lui promettaient sans jamais le voir vraiment s’installer. Entre-temps, il a gagné en maturité, en régularité, en influence aussi. Comme si toutes ces blessures avaient fini par forger autre chose qu’un simple talent : une résistance.Alors forcément, le retour au Puskás Aréna n’aura rien d’anodin. Cinq ans après y avoir vu son Euro stoppé net, Ousmane Dembélé y reviendra cette fois pour réussir une formidable passe de deux en club. Avec, sans doute, l’envie discrète de gommer définitivement les images de cet après-midi hongrois où tout s’était arrêté.
PSG-Arsenal : pourquoi Ousmane Dembélé a de mauvais souvenirs de la Puskas Arena, le stade de la finale
Ce samedi, Ousmane Dembélé retrouve la Puskas Arena pour la finale de Ligue des champions entre le Paris Saint-Germain et Arsenal. Cette enc












