Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement International International International Egypte Egypte Egypte Le réseau de transport en commun, entièrement automatisé, qui est l’œuvre d’Alstom et de deux entreprises égyptiennes, relie la périphérie est du Caire, saturée d’embouteillages, à la nouvelle capitale administrative, projet pharaonique cher au président, Abdel Fattah Al-Sissi. Article réservé aux abonnés Il va vite, très vite à travers une mégalopole qu’on voit rarement ainsi. Le monorail du Caire, dont les voies sont situées à une dizaine de mètres du sol, vogue au-dessus d’une cité de 25 millions d’habitants, saturée d’embouteillages, qui semble s’étendre à l’infini. Inaugurée fin mars, la ligne baptisée « Est du Nil » relie le quartier de Nasr City, dans la périphérie orientale du Caire, à la nouvelle capitale administrative, surgie ces dernières années des sables du désert, 57 kilomètres plus à l’est. Sur les 22 stations, 16 ont été mises en service le 6 mai. Le reste devrait être opérationnel d’ici l’été. Un second tronçon de 43 kilomètres, nommé « Ouest du Nil », reliant le quartier de Gizeh à la cité-dortoir du 6-Octobre, est censé être ouvert l’année prochaine. A bord des rames flambant neuves, œuvre de l’entreprise française Alstom, des familles, tout étonnées du spectacle, prennent des photos et s’accrochent aux barres. Dans les sections les plus rapides, ça secoue. Islam Mahmoud, un Cairote qui travaille dans la télécommunication, montre la ville à un ami, qui vit à New York (Etats-Unis) : « Ici, c’est le District 5, l’un des quartiers les plus huppés de la ville, et là, de l’autre côté, on s’approche du Lake View Compound, encore plus huppé. » Il vous reste 79.81% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.