Exilé en Arabie saoudite depuis 2015, Abd Rabbo Mansour Hadi, l’ancien président du Yémen, est mort jeudi 28 mai, à Riyad, a annoncé la présidence yéménite, qui a décrété trois jours de deuil national. M. Hadi, octogénaire, est mort « des suites d’une crise de santé soudaine », a précisé à l’Agence France-Presse (AFP) une source au sein de la présidence, sous couvert d’anonymat.

Il s’était réfugié en Arabie saoudite en 2015, après le début de la guerre civile opposant les rebelles houthistes, soutenus par l’Iran, aux forces gouvernementales, appuyées par l’Arabie saoudite. En 2022, il avait transféré ses pouvoirs à un Conseil présidentiel dirigé par Rachad Al-Alimi et basé à Aden, la grande ville du Sud. Le pays, où les rebelles contrôlent de larges pans, dont la capitale, Sanaa, connaît une accalmie depuis une trêve négociée par l’ONU en 2022. Dans un communiqué, la présidence yéménite a salué le rôle joué par M. Hadi pour assurer « une transition pacifique du pouvoir (…) à un moment extrêmement délicat » de l’histoire du pays.

Le roi Salman d’Arabie saoudite et le prince héritier Mohammed Ben Salman Al Saoud ont présenté leurs condoléances au peuple yéménite.

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