Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Le Monde Afrique Le Monde Afrique États-Unis États-Unis États-Unis Analyse Laurence Caramel Un nouvel accord entre le Programme alimentaire mondial des Nations unies et le fonds américain Food for Peace prévoit que les denrées alimentaires distribuées dans sept pays vulnérables devront être produites aux Etats-Unis. Publié aujourd’hui à 10h00 Temps de Lecture 4 min. Article réservé aux abonnés Après la santé, c’est au tour de l’aide alimentaire en faveur des pays les plus vulnérables de passer au tamis des intérêts américains. Les nouvelles règles appliquées au fonds Food for Peace (« de la nourriture pour la paix »), le programme phare des Etats-Unis dans le domaine, confirment la volonté de Donald Trump d’allouer les financements consacrés à la coopération internationale à l’aune de sa doctrine « America first » (« l’Amérique d’abord »). Au terme de plusieurs mois de gestation, les détails en ont été dévoilés dans un document d’une cinquantaine de pages, publié le 13 mai par le ministère de l’agriculture américain, qui assure la gestion de Food for Peace depuis le démantèlement, début 2025, de l’Agence américaine pour le développement international (Usaid). Il s’agit de la première tranche d’un accord avec le Programme alimentaire mondial des Nations unies au bénéfice de sept pays – Ethiopie, Kenya, République démocratique du Congo, Rwanda, Salvador, Guatemala, Haïti. L’enveloppe promise s’élève à 357 millions de dollars (307 millions d’euros). La totalité des denrées distribuées dans ces pays, y compris les aliments enrichis pour lutter contre la malnutrition, devra avoir été produite aux Etats-Unis. Ces dernières années, ce quota n’avoisinait qu’un tiers de l’aide alimentaire américaine, selon une évaluation de l’ONG InterAction publiée en 2023. Autre exigence : l’attribution de bons alimentaires ou d’argent liquide, préconisée par les agences humanitaires comme des solutions rapides et moins coûteuses dans les situations d’urgence, est bannie. Il vous reste 79.41% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.