Au-delà de l'impact négatif de certains régimes fiscaux sur les recettes, on ne pourra pas faire l'économie d'une remise à plat plus complète de notre système d'imposition pour redresser durablement le cap budgétaire.
Si le gouvernement De Wever, en dépit d'efforts louables, ne parvient pas à redresser la situation budgétaire, ce n'est pas seulement en raison d'un dérapage des dépenses, c'est également en raison de l'érosion des recettes. Cette érosion résulte d'une contraction tendancielle de la base taxable mise en lumière par la Cour des comptes mardi à la Chambre, ainsi que par le professeur d'économie Paul De Grauwe (KU Leuven) dans une étude qu'il publie ce jeudi.
De Grauwe observe depuis 2013 un décrochage des recettes par rapport à l'évolution des dépenses. Décrochage qu'il attribue à la multiplication de régimes spéciaux: charges patronales réduites, taux de TVA réduits, généralisation du recours aux sociétés de management notamment. Ces dispositifs s'inscrivent dans des politiques économiques voulues par les gouvernements successifs.
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Rappelons au passage que les sociétés de management sont tout à fait légales. Elles ont leur utilité pour bon nombre d'indépendants qui, à défaut, ne pourraient pas survivre économiquement et seraient en outre mal protégés. Par contre, l'objectif du passage en société n'est pas d'être moins taxé que le travailleur modeste ou de profiter indûment de certaines aides (statut BIM, bourse d'étude…).






