En clôture du procès en appel du financement libyen présumé de sa campagne présidentielle victorieuse de 2007, l’ancien président Nicolas Sarkozy a assuré, mercredi 27 mai, qu’il n’avait « pas trahi la confiance des Français ». Après que ses avocats ont plaidé sa relaxe, il a également déclaré : « Je ne demande qu’une chose : être traité comme n’importe qui, être jugé pour ce que j’ai fait, pas ce que je suis. » Il a également évoqué ses vingt jours de détention après sa condamnation en première instance et le risque d’être de nouveau incarcéré après que le parquet général a requis une peine de sept ans de prison à son encontre : « C’est émouvant pour moi, car maintenant je vais attendre comme un homme qui ne va se demander qu’une chose en se réveillant : est-ce que je vais y retourner ? », a-t-il déclaré.
L’accusation a requis sept ans d’emprisonnement contre l’ex-président, dépeint en « instigateur » d’un pacte de corruption avec la Libye de Mouammar Kadhafi : un financement politique occulte en échange de contreparties, dont une grâce du dignitaire libyen Abdallah Senoussi, condamné à la réclusion criminelle à perpétuité en France pour l’attentat contre le DC-10 d’UTA au-dessus du Niger en 1989 (170 morts).










