Economie Politique économiqueEntretien. Pour le ministre délégué chargé de l'Europe, la puissance retrouvée du Vieux Continent passera nécessairement par l'innovation. Publié le 27/05/2026 à 18:00bookmarkLe ministre délégué français pour l'Europe, Benjamin Haddad, assiste à la séance d'ouverture de la 18e Conférence spatiale européenne à Bruxelles, en Belgique, le 27 janvier 2026.EPAAlors que SpaceX redessine les règles du jeu spatial, l'Europe peine à trouver sa place face aux ambitions américaines et chinoises. Tensions franco-allemandes autour du projet de constellation de satellites Iris², nécessité de renforcer notre souveraineté, difficultés à innover… Benjamin Haddad dresse un tableau lucide des défis qui attendent le Vieux Continent. La bonne nouvelle ? L’Europe peut encore tenir la dragée haute aux autres nations, à condition d’investir et de mettre en place une stratégie coordonnée.L'Express : Face à la Chine et aux Etats-Unis, l'Europe aura-t-elle demain sa place dans l'espace ? Benjamin Haddad : Il le faut. L'espace constitue un enjeu majeur de souveraineté. Avoir notre autonomie pour nos communications sécurisées, l'accès aux données dans des domaines aussi variés que l'agriculture ou la science est fondamental. Nous ne pouvons dépendre de l’extérieur pour maîtriser des usages aussi essentiels. Heureusement, l’espace est un domaine dans lequel l'Europe s'est souvent illustrée. Souvenons-nous du succès d'Ariane, de Galileo ou, plus récemment, du système spatial d’observation Copernicus. Nous étions en retard sur les Américains et nous avons su les rattraper. Nous ne sommes donc pas condamnés au rôle de spectateur.
Benjamin Haddad : "Il est temps pour les Européens de se réconcilier avec le risque"
Pour le ministre délégué chargé de l'Europe, la puissance retrouvée du Vieux Continent passera nécessairement par l'innovation.












