L’Iran a jugé mercredi peu probable la reprise des hostilités avec les États-Unis, malgré les récentes frappes américaines, sur fond de regain d’optimisme des marchés, où les cours du pétrole reculaient.Dans le même temps, comme une étape de plus vers un retour à la normale, l’accès à Internet a été en partie rétabli en Iran, selon l’ONG de surveillance de la cybersécurité NetBlocks. Et dans le ciel, le trafic a désormais pleinement repris dans 10 aéroports du pays.Si les armes se sont quasiment tues depuis le 8 avril après plus d’un mois de frappes israélo-américaines qui ont fait des milliers de morts, les négociations piétinent depuis. Et le verrouillage du détroit d’Ormuz par l’Iran continue, faisant flamber les prix de l’or noir et vaciller l’économie mondiale.« Y aura-t-il des frappes ce soir ? »Dans ce contexte tendu, des Iraniens témoignent de leur désarroi.« J’ai l’impression que rien n’est encore certain, même si le cessez-le-feu est toujours en vigueur et qu’il est question d’un possible accord. On se demande tous les jours : y aura-t-il des frappes de missiles ce soir ? » dit à l’AFP Amir, un développeur de logiciels de 27 ans dans la capitale iranienne.Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique du pouvoir iranien, jugent cependant la probabilité d’une reprise de la guerre « faible en raison de la faiblesse de l’ennemi ». Mais « les forces armées se tiennent en alerte », a prévenu Mohammad Akbarzadeh, un haut responsable des forces navales cité par l’agence de presse Tasnim, jurant de transformer le Golfe en « un cimetière pour les agresseurs », si besoin.Selon le ministère iranien du Renseignement, les États-Unis et Israël ont raté, avec leur attaque lancée le 28 février contre l’Iran, leur « objectif de renverser et de diviser le pays », mais poursuivent désormais ce but « par d’autres moyens ».