Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Économie Économie Économie Pertes et profits Pertes et profits Pertes et profits Chronique Eric Albert Chroniqueur au service Economie Le président de la compagnie pétrolière britannique a été licencié avec effet immédiat, dans un bras de fer avec sa directrice générale. Au-delà de la querelle d’ego, l’épisode témoigne du triomphe de la ligne pro-hydrocarbures prise par la major du pétrole en 2025, constate Eric Albert, chroniqueur au service Economie du « Monde ». Publié aujourd’hui à 08h34 Temps de Lecture 1 min. Article réservé aux abonnés Il n’y avait pas assez de place pour deux. Neuf mois seulement après sa prise de fonctions, le président de la compagnie pétrolière britannique BP, Albert Manifold, a été mis à la porte mardi 26 mai, avec effet immédiat. En cause, des « problèmes de supervision en matière de gouvernance et de conduite jugés inacceptables », est-il écrit dans un communiqué. Deux paragraphes plus loin, Ian Tyler, le président par intérim, chante les louanges de la nouvelle directrice générale, Meg O’Neill, en poste depuis le 1er avril seulement : « Le conseil d’administration a été très impressionné depuis son arrivée. Elle apporte (…) une vraie clarté sur la direction et les opportunités de l’entreprise. » Selon le Financial Times, M. Manifold était critiqué en interne pour être trop directif, donnant des instructions brusques et détaillées aux cadres du groupe. Il faisait le travail d’un directeur général, plutôt que celui d’un président de conseil d’administration, censé se limiter aux décisions stratégiques. Il fallait choisir entre les deux, le conseil l’a fait « à l’unanimité ». Les investisseurs ont peu apprécié ce nouveau signe d’instabilité – l’entreprise a eu trois présidents et quatre directeurs généraux en six ans – et l’action a perdu 5 % en Bourse mardi. L’affaire met en lumière le profond virage antitransition climatique pris par BP. En 2020, la compagnie avait annoncé qu’elle se concentrerait très largement sur les énergies renouvelables. Il ne s’agissait pas d’abandonner le pétrole et le gaz, mais d’en devenir moins dépendant. Il vous reste 42.26% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.