Publié le 26/05/2026 22:16
Mis à jour le 26/05/2026 22:16
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Grâce à des plaques équipées de bobines installées sous la chaussée et un système équivalent placé sous le châssis des véhicules, il est désormais possible de recharger sa voiture électrique en roulant. Une technologie coûteuse et encore à l'essai, qui pourrait cependant révolutionner le marché.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.Nous voilà peut-être sur l'autoroute du futur. Recharger sa voiture électrique en roulant. Une prouesse permise par 900 plaques noires, installées sous la chaussée de la voie de droite. Elles contiennent des bobines électriques. Le même système est installé sous le châssis de véhicules test. Leur batterie se recharge par induction, comme un téléphone par exemple. Le tout est alimenté par un réseau de câbles souterrains. Pour cette expérimentation, un poids lourd électrique a lui aussi été équipé. À terme, n'importe quel véhicule pourrait l'être, moyennant un simple passage chez le garagiste. "C'est très fin, ça fait quelques centimètres d'épaisseur, donc ça va s'intégrer facilement sur n'importe quel véhicule. Lorsque le camion va rouler un kilomètre, il va recharger sa batterie d'un kilomètre supplémentaire", explique Guillaume Dermond, responsable technique chez Electreon.Pour l'heure, seul un kilomètre et demi d'autoroute est aménagé. Des tests sont en cours. S'ils sont concluants, l'entreprise espère électrifier 9 000 kilomètres. Mais l'investissement serait alors très important, 36 milliards d'euros. "Le coût de ce genre d'infrastructure est élevé, mais on a une économie significative au niveau des véhicules grâce à la réduction de la taille des batteries, et globalement le coût complet, véhicule plus infrastructure, est plus avantageux", souligne Pierre Delaigue, directeur des nouvelles mobilités chez Vinci Autoroutes.Travaux sur les routes, équipement des véhicules... La mise en place de ce système pourrait s'avérer longue et complexe, selon certains experts. D'autant que la recharge classique sur une borne, longtemps considérée comme lente et contraignante, ne l'est plus vraiment. Le chinois BYD vient de lancer un tout nouveau chargeur ultrarapide, trois fois plus puissant que ce qu'on trouve sur l'autoroute. En dix minutes, une voiture a retrouvé son autonomie. Pour faire gagner du temps à leurs clients, d'autres constructeurs chinois vont encore plus loin. Quand la batterie de sa voiture est vide, un père de famille allemand ne la recharge pas, il la remplace. Dans une station-service un peu spéciale à Berlin (Allemagne), tout est automatique. Un robot enlève la batterie vide et la remplace par une pleine avec 400 km d'autonomie. Plusieurs batteries chargées attendent les clients ici. Ils n'ont qu'à rapporter la leur pour en recevoir une nouvelle. "C'est encore plus pratique qu'un plein d'essence. Parce qu'on n'a même pas besoin de sortir de la voiture pour choisir le carburant, se servir et payer. Ici, tout se fait sans contact", détaille Leon Jiang, client. Le coût est un peu plus élevé qu'une recharge classique, mais le client achète au départ sa voiture sans la batterie, ce qui diminue son prix. L'échange dure environ quatre minutes. "C'est imbattable, même aujourd'hui avec les temps de chargement qui s'améliorent de plus en plus. Quatre minutes pour l'instant, personne n'arrive à faire mieux et ça ne va pas changer de sitôt", assure Daniel Knetsch, technicien service NIO. À moins que l'avenir soit une voiture électrique que l'on pourrait ne jamais avoir à brancher. Elle se recharge grâce à ses panneaux solaires sur le toit. 30 à 40 km d'autonomie récupérée par jour. Un importateur la teste actuellement à La Réunion où le soleil brille 350 jours par an, avant de la proposer à la vente peut-être dans toute la France.











