La députée de Québec solidaire (QS) Manon Massé n’a jamais aimé suivre les codes à l’Assemblée nationale. Elle n’entend pas le faire non plus après sa carrière politique, qui se termine dans quelques mois.« Mon rêve fou, ce serait de pouvoir partir sur le territoire avec des aînés », lance-t-elle quand Le Devoir l’interroge sur ses plans après la politique active, qu’elle quittera au terme de l’actuel mandat. « Ça, je mets ça dans le cosmos », ajoute-t-elle en esquissant un large sourire et en levant le regard vers le ciel.Bientôt, l’horizon de la députée sera grand ouvert. En octobre, Mme Massé tournera la page sur 12 années de politique active au sein de QS.
L’élue montréalaise a (entre autres) porté les luttes contre les changements climatiques, mais aussi celles des femmes, des aînés, des personnes touchées par la crise du logement et des membres de la diversité de genre. Mais elle a choisi de laisser un ISBN — un numéro unique qui identifie un ouvrage de façon permanente — sur un carnet de 31 pages qui résume ses rencontres avec des membres des 11 nations autochtones du Québec.Pourquoi ? « Parce qu’on n’en parle jamais, viarge ! », répond-elle du tac au tac. « Et quand j’en parle, je me fais regarder avec des gros yeux », remarque-t-elle.






