Economie Politique économiqueRécit. La course à la succession de Christine Lagarde a débuté. Avec la présidentielle française de 2027 en ligne de mire.Publié le 27/05/2026 à 05:45bookmarkA Paris, Bruxelles et Berlin, la guerre de succession est ouverte.Kirill KUDRYAVTSEV / AFP - OLIVIER HOSLET - ShutterstockQuelques corbeilles de viennoiseries, une bouteille thermos de café, une autre de thé. Ce 1er avril, ils sont une petite quinzaine à s'être retrouvés dans une salle anonyme de l'Ecole normale supérieure, rue d'Ulm, non loin du Panthéon à Paris. Tous ont nettoyé leur agenda pour l'occasion. Parmi eux, Emmanuel Monnet, le directeur de cabinet de Roland Lescure, Nicolas Dufourcq, le directeur général de Bpifrance, Pierre Sellal, l'ancien représentant permanent de la France auprès de l'Union européenne, l'économiste Jean Pisani-Ferry ou encore Romain Chambre, le conseiller économique de Sébastien Lecornu à Matignon. La plupart n'ont jamais croisé l'homme qui prend la parole dans un anglais impeccable. Lunettes ovales, large front dégarni, posture un peu roide. Il dépasse d'une bonne tête tous les convives, mais cultive à l'excès la discrétion. Ne pas faire de vagues, la qualité première d'un grand argentier, paraît-il.Ce jour-là, Klaas Knot, l'ancien gouverneur de la Banque centrale des Pays-Bas et ex-ministre des Finances néerlandais, a fait étape à Paris, dans ce qui ressemble de plus en plus à une campagne. Candidat autoproclamé à un poste officiellement occupé jusqu'en octobre 2027, mais qui commence déjà à aiguiser les appétits : celui de la Française Christine Lagarde, la présidente de la Banque centrale européenne. L'un des "top jobs", en jargon technocratique, du Continent.
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La course à la succession de Christine Lagarde a débuté. Avec la présidentielle française de 2027 en ligne de mire.






