Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Culture Culture Culture Patrimoine Patrimoine Patrimoine Elaborée à partir d’un simple échantillon d’étoffe et d’archives écrites, la reconstitution de la pièce et du lit où le roi dormait seul a connu son lot d’épisodes rocambolesques avant de voir enfin le jour. Article réservé aux abonnés Que de péripéties pour un lit ! Oui, mais c’est celui de Louis XVI à Versailles, rétorquera-t-on. Celui dans lequel il dormait jusqu’au 6 octobre 1789, quand la foule révolutionnaire envahit le château et provoqua la fuite du couple royal ? Pas tout à fait. Depuis le 14 avril, l’ensemble de la chambre du souverain a rouvert à la visite, après une aventure patrimoniale de plus de quarante ans. L’une de ses chambres, du moins, puisque à Versailles, Louis XVI en avait trois. La chambre d’apparat aménagée par Louis XIV, immense, glaciale et solennelle, dans laquelle Louis XV, déjà, ne voulait plus dormir. La chambre de Marie-Antoinette, siège des ébats royaux. Et sa chambre privée, intime, où le roi ne pouvait dormir que seul. C’est cette dernière qui renaît aujourd’hui, à l’issue d’un chantier emblématique des progrès de la rénovation et de la restitution au grand public des somptuosités monarchiques dont la France est friande. « C’est sans doute le dernier de ces grands chantiers qui ont jalonné la renaissance perpétuelle du château depuis qu’il est devenu musée, analyse d’emblée Laurent Salomé, directeur du Musée national des châteaux de Versailles et de Trianon, en faisant admirer le décor d’une préciosité étourdissante, tout en soies brochées crème et bleu ciel, dorures et motifs de roses et de fougères. Qui, aujourd’hui, se lancerait dans un projet aussi fou, aussi long et aussi complexe, visant à recréer à partir de presque rien une salle parmi les plus emblématiques du château ? » Il vous reste 76.94% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.