“Father”, “L’Objet du délit”, “Colony”… Quels films voir (ou pas) cette semaine ? Chaque mercredi, retrouvez nos critiques des dernières sorties en salles. Dominika Moravkova et Milan Ondrik dans « Father », de Tereza Nvotová. Danae Production/Moloko Film/Lava Films Publié le 26 mai 2026 à 18h03 “Father”, de Tereza Nvotová : notre coup de cœur de la semaine Genre : père maudit. Un jour d’été, Michal oublie son bébé dans sa voiture. La réalisatrice slovaque explore trauma et failles de la mémoire dans un film saisissant. (Slovaquie, 1h43. Avec Milan Ondrík, Dominika Morávková, Ana Geislerová.) Découvrir la note et la critique “Father”, de Tereza Nvotová : un film saisissant de maîtrise sur le “syndrome du bébé oublié” “L’Objet du délit”, d’Agnès Jaoui Genre : post #MeToo. Une accusation d’agression sexuelle met à mal l’harmonie d’une troupe de théâtre en pleine répétition des Noces de Figaro. Une comédie sensible et drôle malgré ses maladresses. (France, 2h14. Avec Agnès Jaoui, Daniel Auteuil, Eye Haïdara.) Découvrir la note et la critique “L’Objet du délit” : Agnès Jaoui s’empare du clash générationnel entre “boomers” et “wokes” “Le Dernier Souffle d’un yakuza”, de Baku Kinoshita Genre : récit à énigmes. Pour Akutsu, le voyage s’achève. En cellule depuis de longues années, le vieux yakuza se remémore l’enchaînement des événements qui l’ont conduit où il est. Avec pour seul interlocuteur une plante en pot douée de parole. (Film d’animation. Japon, 1h30.) Découvrir la note et la critique “Le Dernier Souffle d’un yakuza”, de Baku Kinoshita : un bouleversant film d’animation qui prend son temps “Cocotte”, de György Pálfi Genre : é-poule-pée. L’odyssée tragi-comique d’une poule réchappée d’un élevage, et qui découvre la férocité des hommes. (Allemagne/Grèce/Hongrie, 1h37. Avec Maria Diakopanayotou, Argyris Pandazaras, Yannis Kokiasmenos.) Découvrir la note et la critique “Cocotte”, de György Pálfi : l’odyssée tragicomique d’une poule en quête de liberté “Colony”, de Yeon Sang-ho Genre : morts-vivant gourmands. Dans ce réjouissant sauve-qui-peut sud-coréen, des zombies se gavent de chair fraîche, mais aussi de données qui les rendent plus efficaces. Haletant. (Corée du Sud, 2h03. Avec Jun Ji-hyun, Koo Kyo-hwan, Ji Chang-wook.) Lire la critique Avec “Colony” et ses zombies, Sang-ho Yeon s’empare des problématiques de notre époque “À bras-le-corps”, de Marie-Elsa Sgualdo Genre : à petit feu. Agressée sexuellement, contrainte au silence par la Suisse protestante des années 1940, Emma brûle en silence. Et son interprète, Lila Gueneau, brille. (Suisse/France, 1h36. Avec Lila Gueneau, Aurélia Petit, Grégoire Colin.) Découvrir la note et la critique “À bras-le-corps” : Marie-Elsa Sgualdo filme la flamboyante colère intérieure d’une femme “Cuba & Alaska” de Yegor Troyanovsky Genre : amitié sur le front. Aux côtés de deux soldates ukrainiennes aux rires sonores, Yegor Troyanovsky documente l’âpreté des combats, les blessés, les morts… Il filme aussi la force de la camaraderie et de l’espoir. Un documentaire intime et puissant. (Documentaire. Ukraine/France/Belgique, 1h33.) Découvrir la note et la critique “Cuba & Alaska” : un documentaire sur la guerre en Ukraine où la lumière jaillit de l’horreur “Tout va super”, de Patrick Cassir Genre : mélo rigolo. Alors que sa mère tombe malade, Élie rencontre l’amour de sa vie. Parviendra-t-il à concilier ces deux bouleversements ? Cette comédie séduit grâce à son humour noir, venant éclipser quelques scènes tire-larmes. (France, 1h31. Avec Hakim Jemili, Noémie Lvovsky, Marie Colomb.) Découvrir la note et la critique “Tout va super”, de Patrick Cassir : une comédie trop mélo mais sauvée par l’humour noir “Holy Destructors”, d’Aistė Zegulytė Genre : à méditer. Les microchampignons destructeurs d’œuvres d’art défient les humains qui veulent préserver la beauté des ravages du temps. Un documentaire lituanien en forme de cauchemar, peut-être un peu exagéré mais séduisant. (Documentaire. Lituanie, 1h25.) Découvrir la note et la critique “Holy Destructors” : bienvenue dans le monde beau et cauchemardesque des microchampignons “Le Virtuose”, de Daniel Roher Genre : oreille sensible. Un jeune accordeur de piano à l’ouïe exceptionnelle se sert de son don pour craquer les combinaisons des coffres-forts. Un polar « auditif » mélancolique et élégant, qui préfère l’atmosphère délicate au suspense. (États-Unis, 1h49. Avec Leo Woodall, Dustin Hoffman, Havana Rose Liu.) Découvrir la note et la critique “Le Virtuose”, de Daniel Roher : un polar singulier à l’atmosphère délicate “Le Pont”, de Walid Mattar Genre : pieds nickelés. Autour du pont Radès-La Goulette, Walid Mattar signe un Scarface de proximité, à la mise en scène intense, où les précaires de Tunis s’entre-déchirent. Le portrait d’une jeunesse déboussolée. (Tunisie/France, 1h29. Avec Sarra Hannachi, Seifeddine Omrane, Mohamed Amine Hamzaoui.) Découvrir la note et la critique “Le Pont” : Walid Mattar signe le portrait d’une jeunesse tunisienne déboussolée “Mata”, de Rachel Lang Genre : espionne sur la touche. Une agente du service action de la DGSE, désobéissante mais un brin monocorde, dupe et se fait duper sans que l’on tremble vraiment. Un film d’espionnage inégal. (France/Belgique, 1h38. Avec Eye Haïdara, Joséphine Japy, Raphaël Personnaz.) Découvrir la note et la critique “Mata”, de Rachel Lang, un film d’espionnage inégal Encore en salles Que voir au cinéma cette semaine ? Notre sélection critique du mercredi 20 mai À lire aussi : Quand voir au cinéma la Palme d’or et tous les films primés (ou non) à Cannes