Economie Tech et transformationsTech. Le directeur général d'OpenAI a jugé ce mardi qu'il s'était montré pessimiste par le passé quant aux effets de l'intelligence artificielle sur les destructions d'emploi.Par Bertrand BouardPublié le 26/05/2026 à 13:45Sam Altman, cofondateur et PDG d'OpenAI, participe à une table ronde sur l'intelligence artificielle à l'Université technique de Berlin, en Allemagne, le 7 février 2025. REUTERS/Axel SchmidtREUTERSCertains y verront peut-être un accès d'optimisme ou le jugement d'une personne à la fois juge et partie mais Sam Altman, le directeur général d'OpenAI, la firme californienne qui a lancé ChatGPT en 2022, s'est voulu plutôt rassurant quant aux effets sur l'emploi de l'avènement de l'intelligence artificielle. Intervenant ce mardi 26 mai lors d'une conférence de la Commonwealth Bank of Australia organisée à Sydney, l'entrepreneur a estimé que lui-même et ses cadres dirigeants avaient été "globalement dans le vrai" lors du lancement de ChatGPT, mais qu'ils s'étaient "plutôt trompés" en matière d'implications sociales et économiques."Je suis ravi de m'être trompé sur ce point, je pensais que l'impact sur la suppression des emplois de cols blancs débutants aurait été plus important qu'il ne l'a été en réalité (...), mais c'est un domaine où mon intuition était tout simplement fausse", a ajouté Sam Altman. Un nombre croissant de multinationales, telles que HSBC, Amazon, Standard Chartered et CBA, ont pourtant annoncé récemment le remplacement de certains postes par l'IA.Introduction en BourseSam Altman a déclaré avoir pris conscience que, même si l'IA jouait un rôle de plus en plus actif dans de nombreux secteurs, il existait toujours une "part humaine" qui ne pouvait être remplacée. Il a aussi expliqué utiliser l'IA pour répondre à des messages sur Slack et à ses courriers électroniques, mais ajouté avoir recommencé à répondre lui-même dans certains cas. "Nous accordons vraiment de l'importance à nos interactions avec les gens et cette tâche, qui me prend énormément de temps, n'est pas quelque chose que je m'imagine confier à une IA de sitôt. Je ne pense pas que nous allons connaître le genre d'apocalypse de l'emploi dont certaines entreprises de notre secteur parlent ou qu'elles prédisent."Ces déclarations interviennent au lendemain de la publication de la première encyclique du pape Léon XIV, dans lequel il presse notamment les gouvernements de ralentir le développement des systèmes d'IA et de protéger les droits des travailleurs. Il est à noter que ces déclarations interviennent alors qu'OpenAI s'apprête à déposer une demande d'introduction en Bourse aux États-Unis dans les semaines à venir, et a donc plutôt intérêt à rassurer les investisseurs, qui s'interrogent d'une part sur la rentabilité des sommes colossales dépensées dans les infrastructures nécessaires au développement de l'IA et, de l'autre, sur son impact, massif ou non, sur l'emploi. La société viserait une valorisation de 1 000 milliards de dollars et pourrait lever au moins 60 milliards.
IA : pour Sam Altman, pas d'"apocalypse" en vue sur l'emploi
Le directeur général d'OpenAI a jugé ce mardi qu'il s'était montré pessimiste par le passé quant aux effets de l'intelligence artificielle sur les destructions d'emploi.











