Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement International International International Biélorussie Biélorussie Biélorussie Après des années de prudence diplomatique envers son voisin, l’Ukraine opère depuis plusieurs mois un revirement face au régime de l’autocrate Alexandre Loukachenko. Une tension qui s’explique notamment par le rapprochement de la Biélorussie, alliée de Moscou, avec les Etats-Unis. Article réservé aux abonnés Longtemps restée à distance de l’opposition biélorusse en exil, l’Ukraine a finalement reçu officiellement, lundi 25 mai, à Kiev, Svetlana Tsikhanovskaïa. Près de six ans après la répression du mouvement de contestation biélorusse de l’été 2020, qui avait porté l’ancienne candidate à la présidentielle au rang de principale opposante à Alexandre Loukachenko, cette première visite officielle marque un tournant pour l’opposition. Derrière la portée symbolique de l’événement se dessine un net durcissement de Kiev à l’égard de Minsk. Le déplacement intervient dans un contexte de tensions accrues entre l’Ukraine et son voisin du nord. Ces dernières semaines, Volodymyr Zelensky a multiplié les mises en garde sur le risque que la Biélorussie puisse à nouveau servir de rampe de lancement pour une attaque sur le pays. En février 2022, les troupes russes avaient en effet lancé leur offensive vers Kiev depuis le territoire biélorusse. Depuis, l’absence d’autonomie réelle de Minsk face à Moscou reste un sujet de préoccupation récurrent. Pendant longtemps, pourtant, Kiev avait évité toute rupture frontale avec Minsk. Après la répression du mouvement de contestation biélorusse de 2020, déclenchée par la réélection frauduleuse d’Alexandre Loukachenko, les autorités ukrainiennes avaient maintenu une forme de prudence diplomatique, conservant notamment des liens économiques avec le régime. Même après le début de l’invasion russe, l’Ukraine s’était gardée de fermer complètement la porte : le dirigeant biélorusse avait accueilli, au tout début du conflit, les premières négociations entre Kiev et Moscou, et restait vu comme un canal indirect à préserver. Il vous reste 70.32% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.