Pour les consommateurs de Seine-Saint-Denis, ces dernières révélations résonnent amèrement car les bonnes affaires tant convoitées n’en étaient tout simplement pas. La Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) a annoncé vendredi dernier, 22 mai, que neuf magasins Aldi de Seine-Saint-Denis ont été pris en flagrant délit de pratiques commerciales trompeuses.L’addition est salée pour l’enseigne de hard discount, qui se voit infliger une amende transactionnelle de 350 000 euros. Elle a été acceptée par la centrale d’achat régionale Aldi Marché Dammartin après accord du procureur de la République de Bobigny.⚠️ Une enquête des agents CCRF de la DDPP 93 ayant établi des pratiques commerciales trompeuses, une amende transactionnelle de 350.000€ a été proposée, après accord du Procureur, à la centrale d’achat régionale ALDI MARCHÉ DAMMARTIN qui l'a acceptée.👇https://t.co/hfkTLnyVvu pic.twitter.com/zBPpUQEvtH— DGCCRF (@dgccrf) May 22, 2026

C’est une enquête menée par les agents de la Direction départementale de la protection des populations de Bobigny (DDPP 93) qui a mis au jour ces fraudes.Prix gonflés, promo de près d’un an…Trois types de manquements ont été relevés. D’abord, l’affichage d’un prix antérieur volontairement surévalué, afin de gonfler artificiellement le pourcentage de réduction affiché aux clients. Ou, dans certains cas, l’absence pure et simple de ce prix de référence, rendant toute vérification impossible pour le consommateur. Ensuite, des promotions maintenues bien au-delà de leur date d’expiration.Enfin, et c’est sans doute le plus révélateur, des prix présentés comme « promotionnels » alors qu’ils étaient en réalité pratiqués sur « une période anormalement longue », soit en moyenne 288 jours.Ce n’est pas la première fois qu’Aldi se retrouve dans le viseur des autorités. Le 7 avril dernier, la DGCCRF avait déjà enjoint l’enseigne, ainsi que Lidl, Carrefour et E.Leclerc, de cesser des pratiques trompeuses sur l’origine des fruits et légumes dans leurs catalogues promotionnels.Ces pratiques s’inscrivent dans un cadre réglementaire renforcé depuis l’entrée en vigueur, en mai 2022, de la directive européenne dite « Omnibus », qui oblige tout commerçant à afficher, lors d’une promotion, le prix le plus bas pratiqué dans les trente jours précédents.