Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Économie Économie Économie Royaume-Uni Royaume-Uni Royaume-Uni Les arcades de jeux d’argent se multiplient dans les centres-villes du Royaume-Uni, très fréquentées par les plus démunis. Article réservé aux abonnés Rien ne laisse deviner ce qui se cache derrière la vitrine opaque du Merkur, coincé entre des échoppes à vapoteuses et de prêteurs sur gages le long de Kilburn High Street, un quartier défavorisé du nord-ouest de Londres. Un écran annonce toutefois la couleur : « Ouvert vingt-quatre heures sur vingt-quatre ! Jouez quand vous voulez ! » A l’intérieur, la seule lumière provient des rangées de machines à sous, qui émettent des « bip » ponctués de flashs colorés. Une cliente arrive, munie d’une béquille. Une employée, qui la connaît par son prénom, l’aide à se hisser sur le tabouret. Elle glisse un billet de 20 livres (23 euros) dans la machine et appuie de façon répétitive sur le bouton « start », qui fait défiler sur l’écran des trèfles, des fers à cheval et des chiffres 7. Chaque partie, qui dure 2,5 secondes, lui coûte 2 livres. L’employée s’approche. « Nous avons un automate à billets au fond du magasin et, si vous atteignez votre limite bancaire, vous pouvez toujours utiliser votre carte de crédit pour acheter un ticket et continuer à jouer », glisse-t-elle. Sa collègue fait le tour de l’enseigne, un plateau muni de barres chocolatées, de bonbons et de chips servis gratuitement, à la main. Il vous reste 81.77% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Au Royaume-Uni, la multiplication des « minicasinos » favorise l’addiction aux jeux
Les arcades de jeux d’argent se multiplient dans les centres-villes du Royaume-Uni, très fréquentées par les plus démunis.
Les arcades Merkur prolifèrent dans les quartiers défavorisés britanniques, ouvertes 24h/24 à 2 £ la partie. Leur design anti-friction (distributeur intégré, crédit accepté) cible structurellement les plus vulnérables et accentue la pression réglementaire sur le gambling.







