Des milliers de manifestants défilaient lundi à La Paz pour exiger la démission du président de centre droit Rodrigo Paz, qui a annoncé une réduction de moitié de son salaire et de celui des ministres dans une tentative d’apaiser la mobilisation sociale.Le président Paz fait face au plus important mouvement de contestation de son court mandat, entamé en novembre, alors que le pays traverse sa plus grave crise économique depuis quatre décennies.« Que voulons-nous ? Sa démission ! Quand ? Maintenant ! » scandait la foule au milieu de détonations de pétards.La manifestation dans la capitale administrative avançait lundi sans incident dans l’immédiat, contrairement à la semaine dernière. La place Murillo, où se trouve le palais présidentiel, était sécurisée par des centaines de policiers antiémeutes.Les manifestants rejettent la politique économique du gouvernement, réclament des hausses de salaire et accusent les autorités d’avoir distribué une essence de mauvaise qualité qui aurait endommagé des milliers de véhicules.
Les protestations ont commencé début mai, après un appel à la grève de la Centrale ouvrière bolivienne (COB), principal syndicat du pays.La Bolivie comptait lundi près d’une cinquantaine de barrages routiers, selon les autorités.Les blocages ont provoqué des pénuries de nourriture, de médicaments et d’essence à La Paz, El Alto, ainsi qu’à Oruro (ouest), Potosí (sud-ouest) et Cochabamba (centre), notamment.










