Des agriculteurs manifestent à La Paz pour exiger la démission du président bolivien, le 20 mai 2026. AIZAR RALDES / AFP

Après plusieurs semaines de manifestations réclamant la démission du président bolivien, Rodrigo Paz Pereira, ce dernier a annoncé mercredi 20 mai un remaniement ministériel, tandis que des centaines de paysans indigènes et de transporteurs ont de nouveau défilé dans la capitale administrative, La Paz.

Depuis trois semaines, paysans, ouvriers, mineurs et autres travailleurs mettent sous pression le chef de l’Etat, au pouvoir depuis à peine six mois, à travers des manifestations et des barrages routiers, alors que le pays traverse sa pire crise économique depuis quatre décennies.

« Nous devons réorganiser un gouvernement capable d’écouter », a déclaré M. Paz Pereira, ajoutant cependant qu’il ne dialoguerait pas avec les « vandales ». « Les portes resteront ouvertes » à « ceux qui respectent la démocratie », a-t-il précisé.

Intervenant devant l’Organisation des Etats américains (OEA), le ministre des affaires étrangères, Fernando Aramayo, a accusé certains groupes de chercher, à travers les manifestations, à affaiblir le gouvernement et à porter atteinte à l’« Etat de droit ».