Il s’agit de la troisième attaque ce type en une semaine dans la région. Des hommes ont pris d’assaut dimanche soir un hôpital accueillant des patients atteints d’Ebola, dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), réclamant la remise des corps de leurs proches, selon des informations de The Associated Press.L’attaque a visé l’hôpital général de Mongbwalu, ville de quelque 130 000 habitants située dans la province de l’Ituri. C’est là que se trouve le foyer de l’épidémie d’Ebola causée par le virus Bundibugyo, contre lequel il n’existe aujourd’hui ni vaccin, ni traitement spécifique, et qui présente un taux de létalité allant jusqu’à 50 %.Les mesures pour tenter d’endiguer sa propagation reposent donc essentiellement sur le respect des mesures barrière et la détection rapide des cas.Des « coups de feu tirés »Le virus se propage aux contacts des fluides sécrétés par les personnes atteintes (sang, vomissements, selles) notamment chez le personnel hospitalier et funéraire lorsqu’ils ne portent pas de protections appropriées.Le directeur médical de l’établissement, le Dr Richard Lokudu, a indiqué à The Associated Press que les assaillants réclamaient la remise des corps de deux de leurs proches.« Des coups de feu ont été tirés et les médecins tentaient d’évacuer les patients et le personnel », a-t-il déclaré par téléphone. « L’hôpital général de Mongbwalu est en état d’alerte générale », a-t-il ajouté.La troisième attaque en une semaineCette attaque est la troisième en une semaine visant des structures de santé dans la région, où les équipes médicales font face à un manque de moyens pour traiter les cas suspects d’Ebola, rapporte The Associated Press.Plus de 900 personnes sont désormais soupçonnées d’avoir contracté la fièvre hémorragique Ebola en RDC, a annoncé le directeur général de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) dimanche soir.Dans un dernier bilan diffusé samedi, le ministère de la Santé du pays indiquait que l’épidémie avait causé 204 décès sur 867 cas suspects. L’OMS a déclenché une alerte sanitaire internationale.