Monde EuropeL'Union européenneGéopolitique. Dans un monde en crise, la stabilité et la solidarité de notre alliance séduisent. Reykjavik accélère pour la rejoindre avec un référendum annoncé pour fin août.Publié le 18/03/2026 à 08:00bookmarkLa Première ministre islandaise, Kristrun Frostadottir, lors d'une visite à Varsovie, le 25 février 2026.REUTERSUn curieux phénomène sismique frappe l'océan Atlantique depuis le début de l'année : ses îles nordiques se rapprochent chaque jour un peu plus de notre continent européen. Elles cherchent, surtout, à s'éloigner au plus vite de la Maison-Blanche et de son imprévisible locataire. En menaçant d'envahir le Groenland en janvier, Donald Trump a en partie rabiboché ses habitants avec leurs lointains concitoyens du Danemark et provoqué des sueurs froides chez ses voisins islandais. Dans la foulée, une mauvaise blague de son ambassadeur à Reykjavik, avançant que "l'Islande sera bientôt le 52e État américain", a provoqué une crise existentielle sur la terre de feu et de glace.Sans armée, se reposant sur la protection de l'oncle Sam, l'Islande se retrouve bien seule au milieu d'un océan de crises. Aussi, le gouvernement de coalition propose aux Islandais de voter dès le mois d'août, via un référendum, pour reprendre les négociations d'adhésion à l'Union européenne. Le scrutin, qui sera bientôt validé par le Parlement, s'annonce comme un tournant pour l'île de 400 000 habitants.
"L'UE est une promesse de sécurité" : pourquoi l'Islande relance sa course vers l'Europe
Dans un monde en crise, la stabilité et la solidarité de notre alliance séduisent. Reykjavik accélère pour la rejoindre avec un référendum annoncé pour fin août.







