Il n’a pas hésité une seconde quand son ami François Morel lui a parlé du projet. Louis Chedid participera, le lundi 8 juin, à une soirée caritative organisée par l’association Partage, au Théâtre Montparnasse (XIVe). Lors de cette rencontre, la première du genre pour cette ONG qui vient en aide aux enfants en danger dans plusieurs pays du monde, le chanteur montera sur scène et interprétera plusieurs de ses chansons.« Les enfants, c’est quand même l’avenir de notre civilisation, donc c’est bien de s’en occuper, estime le musicien qui a sorti son 18e disque, « Rêveur, rêveur » en novembre 2024. En ce moment particulièrement, mais depuis toujours finalement, les enfants sont tellement maltraités. Et il y a très peu d’associations qui les défendent. Alors quand il y en a une, c’est bien d’être là. Ce n’est rien pour nous. Et ça peut être beaucoup, pour eux. »Il a prévu de chanter « des chansons que les gens connaissent »Au cours de cette soirée, gratuite sur inscription, six projets portés par l’association en Haïti, aux Comores, à Madagascar, au Liban et en Équateur seront dévoilés au public. Ces présentations seront ponctuées de témoignages et d’une levée de fonds. Le tout entrecoupé d’interludes musicaux de Louis Chedid accompagné d’un guitariste. « On espère qu’il y aura beaucoup d’argent collecté ce jour-là, glisse l’artiste. Et le Théâtre Montparnasse, c’est un lieu assez merveilleux, très joli. Où l’on est très proche des gens. »Il a prévu de chanter, entre autres « Ainsi soit-il », « T’as beau pas être beau », « On ne dit jamais assez aux gens qu’on aime qu’on les aime ». « Des chansons que les gens connaissent », glisse-t-il. Il s’enthousiasme : « Il y a la soirée, mais il y a aussi le site Internet pour participer. Voyez et essayez de donner quelque chose, encourage-t-il. Un don de 15 euros, par exemple, c’est un mois de nourriture pour un enfant au Bénin. 50 euros, c’est la construction d’une cantine scolaire aux Comores. Finalement, beaucoup de gens peuvent mettre de telles sommes. »À voir aussiCette soirée caritative intervient dans un contexte difficile pour les ONG. « Les pays développés, comme la France, ont réduit de moitié leur aide au développement humanitaire sur les deux dernières années. C’est quelque chose de dramatique », observe Yolaine Guérif, directrice générale de l’association Partage, qui intervient dans 17 pays, pour un million de bénéficiaires.« Aujourd’hui, on tire vraiment la sonnette d’alarme »Dix mille postes ont été supprimés dans ces organisations, rien qu’en France. « Aujourd’hui, on tire vraiment la sonnette d’alarme, insiste la spécialiste. Parce que derrière, ce sont 15 millions de personnes qui ont vu leurs conditions de vie détériorées à travers le monde du fait de la baisse des financements (source Coordination SUD, qui réunit 188 organisations de solidarité internationale). »« Toutes les ONG essaient de se réinventer et d’identifier d’autres manières de mobiliser des fonds, résume la directrice. Nous, on est convaincus qu’en proposant à des personnes de soutenir les enfants qu’on accompagne en leur montrant concrètement à quoi va servir leur argent, ça leur donnera envie d’agir ».Lundi 8 juin à 19 heures au Théâtre Montparnasse (XIVe). Inscription et réservation sur partage.org.