« C’est gonflé », « pas terrible comme manip », « c’est quoi, ces méthodes ? »… Sur les réseaux sociaux de nombreux utilisateurs se sont aperçus ce week-end qu’ils suivaient le compte « Attal président » sans s’y être abonnés.Le compte du patron de Renaissance, qui a officialisé avant le week-end sa candidature à l’élection présidentielle, compte 35 000 abonnés sur Instagram et plus de 50 000 sur X.Selon La Tribune du Dimanche, l’explication est simple : Gabriel Attal a mis la main sur les comptes de soutien du candidat d’Emmanuel Macron en 2022 et a modifié les noms et le logo, supprimant également tout ce qui avait été posté avant le 22 mai.Les données diffusées par X montrent d’ailleurs que le nom d’utilisateur du compte au service de Gabriel Attal a changé sept fois depuis sa création, en novembre 2021, sans pouvoir donner d’historique.Contacté pas nos confrères, l’Élysée indique ne pas en avoir été informé.« L’avenir de la France dépend de ces quatre piliers »Déjà en campagne active depuis plusieurs semaines, avec la sortie d’un livre personnel et une série de déplacements, dédicaces et réunions publiques, l’ancien Premier ministre a officialisé vendredi depuis la place du village de Mur-de-Barrez (Aveyron) sa candidature à l’élection présidentielle et son ambition de succéder à Emmanuel Macron.Auprès du Parisien, il avait exposé les quatre « chantiers capitaux » de son programme. « J’ai la conviction que nous pouvons redevenir la première puissance européenne à la condition de réussir sur quatre sujets, que j’appelle nos chantiers capitaux : école, salaires, frontières et IA. L’avenir de la France dépend de ces quatre piliers qui seront mes quatre priorités pour cette campagne et une fois élu », déclarait-il.Interrogé sur l’instauration de la gestation pour autrui (GPA), à laquelle il est favorable, Gabriel Attal répond qu’il ne faut « pas occulter » le « débat », en invoquant « la liberté de vote » qui prévaut « dans tous les partis » sur les « sujets bioéthiques ».Ce dimanche, la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon s’est dite « extrêmement défavorable » à cette proposition. « C’est un point sur lequel, s’il est confirmé, je suis en total désaccord », a-t-elle déclaré, ajoutant que cette mesure, à ses yeux, « va à l’encontre du féminisme que l’on doit porter en 2026 ».