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DIRK SCHMIDT POUR « LE MONDE »

Intimités Intimités Intimités Remue-ménages Remue-ménages Remue-ménages Propos recueillis par Maroussia Dubreuil Publié aujourd’hui à 12h00, modifié à 13h35 Article réservé aux abonnés Témoignages« Remue-ménages ». Synonyme à la fois de renoncement et de nouveau départ, un déménagement n’est jamais anodin. Julie, 38 ans, cadre dans l’édition, a quitté Paris avec mari et enfants pour New York. Un immense loft les y attendait. Idyllique ? En partie seulement. Déménagement « Février 2025. Etienne, mon mari, me propose qu’on parte vivre à New York pendant deux ou trois ans. Il a besoin d’être sur place pour développer la branche américaine de sa boîte. De mon côté, je prends la décision de quitter mon CDI dans une maison d’édition. Ce n’est pas un choix anodin, je sais que c’est un poste recherché, mais j’ai l’impression d’en avoir fait le tour et j’ai envie de prendre du temps pour écrire mes propres projets. Et c’est l’occasion d’ouvrir nos fils de 4 et 6 ans à d’autres cultures. Reste à savoir où on va habiter à New York. Des amis nous mettent en contact avec des amis à eux, expatriés, on reçoit plein de conseils. On prend un agent immobilier spécialisé dans l’installation des francophones à New York. On se fixe très vite sur Brooklyn, pour ses écoles franco-américaines publiques et donc gratuites. A Manhattan, le Lycée français ou The Ecole [écoles bilingues franco-américaines privées] sont hors de portée, sauf si on a un employeur qui prend en charge les frais, autour de 50 000 dollars [43 000 euros] par an. C’est drôle : on part pour changer de vie et on veut déjà recréer un petit bout de France là-bas. En juillet, on est en transit chez les parents d’Etienne, à Boulogne-Billancourt. On a loué notre appartement parisien, on a fait partir quelques affaires dans un conteneur, mais il est bloqué au Havre, faute de visa. A chaque fois que l’agent immobilier nous envoie des annonces, on va voir sur Google Earth pour se faire une idée de l’environnement. On regarde s’il y a des petits commerces sympas, une boucherie, une poissonnerie, une boulangerie. Et puis on fait attention à la proximité des espaces verts pour nos deux fils. Mais ça ne donne rien. Il vous reste 79.93% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.