Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement International International International Un si Proche Orient Un si Proche Orient Un si Proche Orient Chronique Jean-Pierre Filiu Professeur des universités à Sciences Po Mahmoud Abbas, le président palestinien, s’accroche à un pouvoir de plus en plus discrédité. Le congrès du Fatah, qu’il a convoqué pour que son fils intègre la direction du mouvement, a surtout confirmé la popularité de Marwan Barghouti, incarcéré par Israël depuis un quart de siècle, souligne l’historien Jean-Pierre Filiu dans sa chronique. Publié aujourd’hui à 07h00 Temps de Lecture 3 min. Article réservé aux abonnés C’est en 1959 qu’un groupe clandestin de militants exilés fonde au Koweït le Mouvement de libération de la Palestine, désigné sous son acronyme arabe inversé de Fatah. Ces activistes, venus de formations panarabes, socialistes ou islamistes, renient alors leurs précédents engagements pour accorder la priorité absolue à la « libération de la Palestine ». Yasser Arafat s’impose comme le chef de ce mouvement que cible la répression des différentes polices arabes. Et c’est Arafat qui recrute ensuite Mahmoud Abbas, alors installé au Qatar, pour développer les réseaux du Fatah dans le Golfe. Même si le développement du groupe est laborieux, il inquiète suffisamment l’Egypte pour que Gamal Abdel Nasser instaure, en 1964, une Organisation de libération de la Palestine (OLP) sous son égide. Le Fatah réagit en déclenchant en 1965 la « lutte armée » contre Israël, en fait une série d’attentats à l’impact limité. Le triomphe israélien lors de la guerre des Six-Jours de juin 1967 porte un coup terrible au prestige de Nasser, tandis que les surenchères du Fatah tranchent avec l’humiliation des armées arabes. Nasser accepte en 1969 de confier à Arafat la direction de l’OLP, où le Fatah acquiert une position dominante, dans un mélange de compétition et de collaboration avec les autres factions armées. Il vous reste 75.64% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
« Le dirigeant palestinien le plus populaire reste emprisonné par Israël depuis 2002 »
CHRONIQUE. Mahmoud Abbas, le président palestinien, s’accroche à un pouvoir de plus en plus discrédité. Le congrès du Fatah, qu’il a convoqué pour que son fils intègre la direction du mouvement, a surtout confirmé la popularité de Marwan Barghouti, incarcéré par Israël depuis un quart de siècle, souligne l’historien Jean-Pierre Filiu dans sa chronique.










