Publié le 10 juillet 2026 à 19:08. / Modifié le 10 juillet 2026 à 19:31.

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Des élections, vraiment? Comme dans un mauvais film, le vieil autocrate palestinien, Mahmoud Abbas, 90 ans, vient d’annoncer par décret l’organisation d’élections législatives en Palestine pour fin novembre. Le mandat du président de l’Autorité palestinienne aurait dû s’achever, théoriquement, en 2009. Et il faudrait être sacrément optimiste, ou mal informé, pour espérer que ce scrutin annoncé puisse réellement avoir lieu, vingt ans après le dernier en date, qui avait porté au pouvoir le Hamas à Gaza.A Gaza, précisément, malgré un pseudo-cessez-le-feu, Israël ne se cache pas de continuer à s’approprier illégalement les terres palestiniennes – près de 70% de l’enclave est occupée militairement et vidée de ses habitants. Les bombardements israéliens sont redevenus constants au même titre que le dénuement, le désespoir et les morsures de rats. Dans le même temps, en Cisjordanie, le nombre de colonies juives illégales a d’ores et déjà doublé, les attaques des colons et de l’armée sont quotidiennes, ici aussi, et il ne restera bientôt plus rien à gouverner du tout. A Jérusalem-Est, enfin, où devraient aussi se tenir d’éventuelles élections, Israël ne permettra jamais que puisse s’y dérouler le moindre exercice démocratique palestinien.