Publié le 24 mai 2026 à 12:06.
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La littérature, la poésie en particulier, a souvent interrogé la folie. Le festival Bibliotopia réunit 15 auteurs et autrices pour en débattre lors de dix rencontres organisées durant deux jours. «La littérature bruisse et résonne de questions de société importantes. L’une d’elles, c’est la santé mentale. Elle touche les sphères intime, familiale, mais aussi sociale, politique…» rappelle Aurélie Baudrier, responsable de la communication de la Fondation Jan Michalski. «A travers une série d’essais et de romans récents, ce sujet longtemps maintenu dans l’ombre, le silence ou le déni, sort peu à peu au grand jour. Nous avions envie de nous saisir de la «folie», notion sensible et délicate à manier, pour écouter ce que la littérature nous dit des troubles et dérèglements de l’être, comme de ceux du monde.»
Violences psychiatriques
Parmi les écrivains qui figurent au programme, la romancière Adèle Yon a enquêté sur l’histoire de son arrière-grand-mère, diagnostiquée schizophrène en 1950. Son livre remarqué, Mon vrai nom est Elisabeth (Editions du sous-sol, 2025), évoque les violences misogynes exercées par la psychiatrie au XXe siècle. Philippa Motte décrit l’enfermement forcé de sa grand-mère en institution mais aussi sa propre expérience de la bipolarité (Le jour où m’a mère m’a tout raconté, ainsi que Et c’est moi qu’on enferme, Stock). Claire Touzard part de son expérience personnelle de la bipolarité pour analyser l’instrumentalisation politique de la notion de folie (Folie et résistance, Divergences). De son côté, David Thomas retrace dans Un Frère (L’Olivier) le combat de son frère aîné contre la schizophrénie.













