Le top départ est fixé au 26 mai, pour une fin de chantier prévue le 12 juin. C’est l’annonce faite par Arnaud Robinet, le maire de Reims, ce vendredi 22 mai après-midi, sur le parvis de la basilique Saint-Remi (Marne). Une excellente nouvelle qui lève les doutes sur la tenue des grands rendez-vous de l’été : le concert d’ouverture des Flâneries Musicales aura bien lieu comme prévu le 18 juin et les représentations son et lumière de « L’Odyssée Céleste » de Luminiscence pourraient reprendre la semaine du 15 juin.Depuis le 30 avril, l’édifice n’est plus que partiellement accessible au grand public par mesure de sécurité. Face à l’urgence, la ville déploie les grands moyens. Ce sont des cordistes qui vont intervenir à partir du 26 mai pour stabiliser la structure. Rappelons qu’un glissement des plaques de plomb de la toiture, similaire à celui qu’avait déjà connu la cathédrale Notre-Dame de Reims, s’est manifesté. Une grue sera mobilisée pendant toute la durée de l’opération.« Il va être question de procéder à la fixation de barres en inox au travers de chaque table de plomb de la toiture et l’affaissement de la zone de faîtage va être traité », assure Arnaud Robinet. Fin avril, une béance de 50 a 60 cm de large avait été constatée sur l’un des versants de la toiture.Un chantier titanesque à venirCes travaux d’urgence, chiffrés à plusieurs centaines de milliers d’euros, sont entièrement pris en charge par la Ville de Reims. « Aujourd’hui, l’objectif est de sécuriser la basilique, on a les moyens d’intervenir mais j’espère que ça va inciter à accélérer la prise en charge globale des travaux par l’État », insiste Arnaud Robinet. Car si l’urgence est à la mise en sécurité d’ici le 12 juin, l’avenir de la basilique s’inscrit sur le long terme.Depuis 2016, la municipalité est déjà intervenue à plusieurs reprises et un dossier scientifique pointu a été réalisé sur les réparations prioritaires. Mais le plus dur reste à faire. « Les services de la Ville vont réactualiser le dossier technique afin d’obtenir le coût global des travaux. Ce chantier pourrait être lancé à mi-mandat et s’étaler sur dix ans », détaille le premier édile. Une enveloppe colossale est déjà évoquée : plus de 60 millions d’euros avec notamment la rénovation complète des vitraux.Pour financer ce chantier titanesque, l’État et la Ville de Reims devront s’associer sans compter sur le lancement d’une souscription publique. Un grand mécénat va être lancé au niveau national pour permettre aux Rémois et aux Français de participer à la sauvegarde de ce joyau classé à l’Unesco.
Cordistes, grue… À Reims, un chantier d’urgence lancé pour rouvrir la basilique Saint-Remi le 13 juin
Dès ce mardi 26 mai, l’édifice va bénéficier d’un chantier d’urgence pour sécuriser sa toiture. Un soulagement pour les amoureux du patrimoi










