Le centre montpelliérain Arthur Vincent, lors du match de Top 14 contre Montauban, à Montpellier, le 9 mai 2026. GABRIEL BOUYS / AFP

Le 16 juin 2024, Montpellier jouait sa survie en Top 14 contre Grenoble. Le club, champion de France en 2022, sauvait alors, sur le fil, sa place dans l’élite du rugby (20-18), au terme d’un barrage où se jouait bien plus qu’une saison. Vendredi 22 mai, au stade San Mamés de Bilbao (Espagne), le même Montpellier Hérault Rugby (MHR) dispute la finale de la Challenge Cup – la « petite » Coupe d’Europe – contre les Irlandais de l’Ulster, avec l’ambition d’inscrire un troisième titre européen à son palmarès – après ceux de 2016 et de 2021. Entre ces deux soirées, le club a vécu une renaissance discrète, méthodique et à contre-courant des modes du rugby français.

L’acte de naissance de cette équipe remonte à l’automne 2025. Le MHR fait confiance à un encadrement entièrement constitué d’anciens joueurs maison : Joan Caudullo comme manageur, Benoît Paillaugue, Geoffrey Doumayrou et Didier Bès. Le projet se veut familial, mais le démarrage est laborieux. Au début du mois de novembre, après une défaite à domicile contre Clermont (7-9) et cinq revers en neuf journées, le staff semble sur un siège éjectable. Car le puissant président, Mohed Altrad, peut se montrer expéditif.