Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Planète Planète Planète Le virus Ebola Le virus Ebola Le virus Ebola L’estimation de la taille réelle de l’étendue de l’épidémie, tout comme le risque de dispersion dans la région et au-delà, met les chercheurs au défi d’une flambée épidémique aux multiples inconnues. Article réservé aux abonnés Depuis le signalement des premiers cas d’infection au virus Ebola, le 15 mai, les chiffres de l’épidémie en cours dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC) ne font que gonfler. Mardi, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) suspectait 139 morts pour près de 600 cas probables en lien avec le virus. En moins d’une semaine, il s’agit déjà de la pire épidémie de la maladie à virus Ebola (MVE) ayant frappé le pays depuis 2018-2020, période durant laquelle près de 2 300 personnes sont mortes. Mais l’estimation de l’étendue réelle de l’épidémie actuelle, tout comme le risque de dispersion dans la région et au-delà, met les chercheurs au défi d’une flambée épidémique aux multiples inconnues. Première inconnue de taille : à quand remonte le début de l’épidémie de MVE ? Les autorités sont pour l’instant incapables de retracer précisément l’apparition des premiers cas. Le premier malade connu est un soignant mort à Bunia, la capitale de l’Ituri, dans le nord-est du pays, entre le 24 et 27 avril. Mais l’OMS soupçonne que l’épidémie a commencé des semaines voire des mois auparavant. Les autres inconnues sont plutôt liées à la nature même du virus identifié : la souche Bundibugyo est peu étudiée, n’ayant causé que deux épidémies de faible ampleur jusque-là. Qu’en est-il précisément du taux de sa létalité ? Estimé dans une fourchette de 25 % à 50 %, il reste très dépendant de la qualité de la prise en charge. Il vous reste 81.76% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.