Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Économie Économie Économie Entreprises Entreprises Entreprises Plusieurs centaines de salariés de l’entreprise spécialisée dans l’automatisation de volets et portails ont manifesté, jeudi, à Cluses (Haute-Savoie), contre le plan de suppression d’au moins 350 emplois en négociation jusqu’en juin. Il ne touche pas la production mais les services supports et la recherche et développement. Article réservé aux abonnés Consigne a été passée de venir vêtu de noir, mais il a aussi fallu expliquer par un « tuto » comment se mettre en grève. « Parce que c’est inédit chez Somfy », confie Charlotte Dhorne-Bouvard, déléguée syndicale CFE-CGC, avant de s’emparer du mégaphone pour lancer la manifestation : « Ne vous posez pas de question, suivez la tête de cortège ! » Plus de 400 salariés de l’entreprise spécialisée dans l’automatisation de volets et portails ont ainsi défilé, jeudi 21 mai, dans les rues de Cluses (Haute-Savoie), ville qui l’a vu naître en 1969 et héberge toujours trois de ses sites, dont son siège social. Somfy est aujourd’hui un leader mondial, employant 6 500 personnes dans 59 pays (2 800 en France). Une première pour beaucoup. « Vingt-neuf ans chez Somfy, zéro grève, zéro manif », lance Corinne, 52 ans, du service comptabilité, encore sous le choc, comme toutes ses collègues, de la restructuration annoncée au début de l’année – le plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) est en négociation jusqu’en juin. « On ne s’y attendait pas car la boîte fait des bénéfices », souligne Ayele, 42 ans (la plupart des salariés ont souhaité rester anonymes). La surprise vient aussi des postes concernés : « C’est un PSE de cols blancs, voilà les termes de notre directeur », rapporte Mickaël Bigey, délégué syndical CFTC. Il vous reste 77.36% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Chez Somfy, un « plan social de cols blancs » : « Quand j’étais au lycée, on nous disait que les ingénieurs, c’était l’avenir de la France, je n’en suis plus si sûre »
Plusieurs centaines de salariés de l’entreprise spécialisée dans l’automatisation de volets et portails ont manifesté, jeudi, à Cluses (Haute-Savoie), contre le plan de suppression d’au moins 350 emplois en négociation jusqu’en juin. Il ne touche pas la production mais les services supports et la recherche et développement.










