Daniel Riolo définitivement condamné à une peine d’amende de 500 euros avec sursis. Ce jeudi 21 mai 2026, la cour d’appel de Paris a confirmé la condamnation du pilier de RMC pour diffamation publique envers la footballeuse Aminata Diallo. Le journaliste et chroniqueur qui officie notamment dans « L’After Foot » avait été condamné une première fois en juin 2025 pour des propos tenus dans l’émission en mars 2023, au moment de l’affaire Kheira Hamraoui, cette joueuse de l’équipe de France victime d’un guet-apens pour lequel sa coéquipière Aminata Diallo a été mise en examen car elle est soupçonnée d’en être l’une des orchestratrices. Il devra lui verser 4 000 euros en dommages et intérêts et frais d’avocats.« Contrairement à ce que soutient le prévenu, il ne se contente pas de faire une simple appréciation critique d’une affaire judiciaire et de donner son avis, mais il impute clairement à la plaignante d’avoir organisé l’agression subie par sa coéquipière Kheira Hamraoui, dans le but de l’éliminer en tant que concurrente et d’avoir mis en place des stratégies pour échapper à sa responsabilité pénale », écrit la cour d’appel qui a donc jugé que les propos de Daniel Riolo étaient « attentatoires à l’honneur et à la considération » d’Aminata Diallo.Pour sa défense, Daniel Riolo a avancé qu’il s’agissait simplement de son avis donné dans une émission qui revendique une certaine liberté de ton et un sens assumé de la provocation. Et qu’il est journaliste sportif et pas expert des affaires judiciaires. Des arguments qui n’ont pas convaincu la cour d’appel. « Le style de l’émission ne le dispensait pas d’une certaine réserve dans ses propos au regard de la gravité des faits imputés, s’agissant de la culpabilité d’une personne dans une affaire judiciaire encore non jugée », ajoute la cour.« Oui, je suis sorti de ma neutralité »Les avocats de Daniel Riolo demandaient aussi d’attendre le jugement de l’affaire Kheira Hamraoui avant de trancher cette affaire de diffamation. Ils n’ont pas obtenus gain de cause. « Dans cette histoire, une femme a été sauvagement agressée. Et j’ai pris parti. Oui, je suis sorti de ma neutralité. Je l’assume car j’avais assez d’infos pour prendre parti », nous déclare le journaliste.À voir aussi« Si la culpabilité de Daniel Riolo est aujourd’hui confirmée par une nouvelle juridiction, ce n’est pas parce qu’il a donné un avis, même critique. C’est parce qu’il a, de manière répétée et péremptoire, désigné Aminata Diallo comme la coupable d’une infraction dont elle se défend », se félicite ce vendredi auprès du « Parisien », Chloé Redon, l’avocate d’Aminata Diallo. « Il a déformé et inventé des faits graves qu’il a imputés sans prudence et sans contradictoire à Aminata Diallo. L’affaire judiciaire en cours présente une complexité qui ne peut être éludée au seul motif de séduire l’auditeur, encore moins de la part d’un journaliste », poursuit l’avocate. Dans cette affaire, le parquet de Versailles a requis un procès contre Aminata Diallo. La date n’a pas encore été fixée.