La défenseuse du Paris Saint-Germain Olga Carmona à la lutte avec la Lyonnaise Jule Brand, lors de la finale de Coupe de France, à Valenciennes (Nord), le 10 mai 2026. FRANCOIS LO PRESTI/AFP
La finale du championnat de France féminin de football opposera, vendredi 29 mai, l’OL Lyonnes au Paris FC. La Ligue féminine de football professionnel (LFFP), qui a dressé, jeudi 21 mai, un bilan de la saison écoulée, entend transformer en vitrine cette affiche inédite. Deux jours avant le match, sera installé place Bellecour, à Lyon, un village d’animations, avec initiations, freestyleuses, jeu-concours, goodies et dédicaces de joueuses. L’objectif est clair : faire de la finale de sa Première Ligue un événement populaire, au-delà du seul public déjà acquis au football féminin. Au Groupama Stadium de Décines-Charpieu (Rhône), la jauge des 38 000 spectateurs est visée.
Deux ans après la création de la LFFP, en juillet 2024, ce record semble accessible. A tous les niveaux, les chiffres sont encourageants : l’affluence moyenne, qui s’établissait à 960 spectateurs par match en 2022 et 2023, atteint désormais 2 300 personnes. Le match entre Marseille et Montpellier, joué pour la première fois au Stade-Vélodrome, en mars, avait réuni près de 36 000 spectateurs. « Nous visons une hausse de 30 % de l’affluence en 2027, donc dépasser les 3 000 personnes », détaille Paul-Hervé Douillard, directeur de la LFFP. L’instance revendique aussi une hausse annuelle de 15 % des salaires et une progression du plein-temps : 230 des 250 joueuses ont désormais le football pour activité principale. Et le budget médian des clubs a également progressé, désormais autour de 3 millions d’euros – il était de 1 million seulement il y a quelques années.















