Monde Asie - PacifiqueGuerre en UkraineMonde. Pour Vladimir Poutine, qui vient d'achever une visite de deux jours en Chine, Pékin constitue plus que jamais un rouage essentiel de sa machine de guerre, souligne le chercheur Mathieu Duchâtel.Publié le 21/05/2026 à 13:24bookmarkLe président russe Vladimir Poutine et le président chinois Xi Jinping passent en revue la garde d'honneur lors d'une cérémonie d'accueil au Palais du Peuple à Pékin, en Chine, le 20 mai 2026REUTERSPoignée de main chaleureuse devant le Grand Palais du peuple à Pékin, déclarations dithyrambiques sur une "confiance" sino-russe "qui a résisté à mille épreuves"... A l’occasion de la visite du 19 et 20 mai de Vladimir Poutine en Chine - la 25e à ce jour -, le président russe et son homologue chinois Xi Jinping n’ont pas été avares en amabilités. L’occasion pour eux de célébrer leur fameuse "amitié sans limites", selon la formule utilisée par les deux hommes en 2022, trois semaines avant l’invasion russe de l’Ukraine. Si, au grand dam de Moscou, aucun accord n’a été annoncé concernant le projet de gazoduc Force de Sibérie 2, devant permettre d’accroître les livraisons de gaz russe à la Chine, Pékin n’en demeure pas moins un soutien indispensable du Kremlin sur le plan militaire, à l’heure où ses troupes ont le plus grand mal à avancer sur le front ukrainien. "On estime aujourd’hui qu’environ 90 % de l’électronique de défense russe sous sanction provient de Chine", pointe Mathieu Duchâtel, directeur des Etudes internationales à l’Institut Montaigne. Entretien.
Mathieu Duchâtel : "La Chine apporte un soutien crucial à l’industrie de défense russe"
Pour Vladimir Poutine, qui vient d'achever une visite de deux jours en Chine, Pékin constitue plus que jamais un rouage essentiel de sa machine de guerre, souligne le chercheur Mathieu Duchâtel.











