Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Politique Politique Politique Justice Justice Justice Si le gouvernement et des élus rappellent l’importance de la présomption d’innocence, de nombreux maires ont demandé au chanteur, accusé de viols et d’agressions sexuelles, de mettre sa carrière entre parenthèses. Article réservé aux abonnés La décision d’annuler des concerts « appartient » à Patrick Bruel, a considéré, mercredi 21 mai, la ministre chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes, Aurore Bergé. La veille, le maire de Paris, Emmanuel Grégoire, avait enclenché un mouvement dans lequel beaucoup d’élus se sont engouffrés toute la journée, demandant à Patrick Bruel d’annuler les concerts qu’il doit tenir dans de nombreuses villes de France à partir du 16 juin. Plusieurs dates, programmées au Canada, ont d’ores et déjà été annulées, accentuant la pression sur le chanteur accusé de viols et d’agressions sexuelles. Invité de France 2, M. Grégoire lui a conseillé de « mettre entre parenthèses sa carrière ». « La présomption d’innocence doit être garantie, a précisé le premier magistrat (Parti socialiste) de la capitale. Mais, y compris pour la sérénité de sa défense, je pense qu’effectivement il devrait se retirer. » Patrick Bruel, visé par quatre enquêtes pour viols en France et une enquête pour agression sexuelle en Belgique, réfute les nombreuses accusations. Une pétition, lancée par des militants féministes et des artistes, à l’instar de l’actrice Anna Mouglalis, demande aux villes « d’annuler la venue de Patrick Bruel ». Elle a recueilli, jeudi 21 mai, 31 700 signatures. « Je continuerai de faire mon métier », a cependant affirmé le chanteur dimanche dans un post sur ses réseaux sociaux. Il vous reste 71.31% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.