Francesca Albanese lors de la présentation de son rapport sur les territoires palestiniens occupés devant le Conseil des droits de l’homme des Nations unies, à Genève, le 23 mars 2026. FABRICE COFFRINI / AFP

Les Etats-Unis se sont pliés, mercredi 20 mai, à une décision de justice leur enjoignant de lever les sanctions prises à l’encontre de Francesca Albanese, rapporteuse spéciale de l’ONU pour les territoires palestiniens occupés. L’experte italienne avait vivement critiqué Israël, et dénoncé la politique de Washington vis-à-vis de l’Etat hébreu.

Une note publiée mercredi sur le site du ministère des finances américain indique que les sanctions contre Francesca Albanese ont été levées. Elle était inscrite sur une liste noire internationale, l’empêchant d’utiliser des cartes de crédit ou d’effectuer de nombreuses opérations bancaires.

« Protéger la liberté d’expression est “toujours” dans l’intérêt public », avait écrit le 14 mai le juge fédéral Richard Leon dans son avis accompagnant sa décision de suspendre les mesures prises à l’encontre de l’experte.

En tant que rapporteuse spéciale du Conseil des droits de l’homme des Nations unies pour les territoires palestiniens occupés, Francesca Albanese, citoyenne italienne, n’a cessé de critiquer le traitement réservé aux Palestiniens par Israël. En poste depuis 2022, elle a notamment accusé l’Etat hébreu de commettre un « génocide » à Gaza dans sa riposte à l’attaque lancée le 7 octobre 2023 par le mouvement islamiste palestinien Hamas.