France PolitiqueRenaissanceLRPSEELVRNÉlectionsLFIPolitique. Une fièvre s’est emparée de nos responsables politiques, qui ne supportent plus la présidente de la Commission européenne.Publié le 01/02/2026 à 12:00bookmarkLa présidente de la Commission européenne fait grincer des dents des politiques français.REUTERSTandis que la France s’enlise, Ursula von der Leyen s’envole. Par une de ces facéties dont l’Histoire a le secret, au moment même où le gouvernement de Michel Barnier est censuré, en décembre 2024, la présidente de la Commission européenne embarque pour Montevideo, où elle espère, déjà, boucler les négociations sur ce maudit Mercosur. A Paris, on fulmine. Alors que l’Allemande a confirmé sa présence, le 7 décembre, à l’inauguration de la cathédrale Notre-Dame, où une cinquantaine de chefs d’Etat sont attendus, ce déplacement l’empêche d’honorer son invitation. C’en est trop. Emmanuel Macron est fou de rage, laissant même échapper, devant des témoins médusés, quelques noms d’oiseaux. C’est une faute grave. Pire, un crime de lèse-majesté, pour celui qui considère qu’"Ursula" lui doit tout, à commencer par son poste - en 2019, à la surprise générale, le président avait sorti le nom de cette inconnue de son chapeau. "L’ingratitude est le vice qui coûte le moins cher", cingle un proche du président. "Ursula von der Leyen n’a jamais été la porteuse de valise de personne", réplique un conseiller de "VDL". Sans l’ombre d’un doute, le divorce est consommé…Mais la rupture dépasse, de loin, ces deux protagonistes. Une sorte de fièvre s’est emparée, de ce côté du Rhin, de nos responsables politiques. A la simple évocation du nom Von der Leyen, les esprits les plus modérés s’échauffent. C’est ce ministre qui dit à son sujet : "Plus je la connais, moins je l’apprécie. Elle est le meilleur agent anti-européen qui soit." C’est l’ancien Premier ministre et commissaire européen Michel Barnier, qui se serait bien vu à sa place, qui dénonce sa "dérive autoritaire". C’est le centriste Marc Fesneau qui donne cette consigne sans aucune ambiguïté, à ses eurodéputés : "Shootez-la !" "C’est une calamité, abonde le député Emmanuel Maurel, qui a siégé dix ans au Parlement européen. Il y a un consensus français sur la nécessité qu’elle s’en aille."