L’aviation civile indienne va envoyer aux États-Unis des experts et l’interrupteur d’alimentation en kérosène d’un Boeing 787 pour inspection, après un problème relevé dans le sillage d’un crash mortel d’Air India, a annoncé le gouvernement mardi soir.Le 2 février, la compagnie aérienne a immobilisé un appareil Boeing 787-8 Dreamliner qui devait relier l’aéroport londonien d’Heathrow à Bangalore en Inde, après le signalement d’un possible défaut sur cet élément. Or, le 12 juin 2025, un appareil du même type s’était écrasé peu après son décollage de l’aéroport d’Ahmedabad, tuant 241 des 242 personnes à bord et 19 au sol. Le Bureau indien d’enquête sur les accidents aériens (AAIB) avait révélé que ces mêmes interrupteurs, pour les deux réacteurs, avaient été presque simultanément placés en position « arrêt » juste après le décollage.Les enquêteurs, qui doivent rendre leur rapport final d’ici juin, n’avaient pas mentionné la cause de cette mise à l’arrêt — qu’il s’agisse d’une erreur de pilotage ou encore d’un dysfonctionnement technique.Les tests qui seront effectués à Seattle sur le panneau de commande de carburant sont qualifiés de « sensibles » par les autorités indiennes. Ils remettent en lumière les problèmes rencontrés par Boeing avec le débit de carburant dans les moteurs de ses 787 « Dreamliner ». Les interrupteurs, conçus pour être immobiles sans intervention spécifique des pilotes, font l’objet d’un examen minutieux depuis que le rapport préliminaire sur l’accident de juin 2025 a révélé qu’ils avaient été désactivés presque simultanément, privant ainsi les moteurs de carburant.À voir aussiLors de l’incident survenu en février à Londres, les pilotes ont observé que les interrupteurs de carburant ne restaient pas fixés en position « marche » lors des deux premières tentatives de démarrage des moteurs lorsqu’une légère pression verticale était appliquée, mais qu’ils étaient stables lors d’une troisième tentative avant le décollage.Bien que Boeing ait assuré que tout allait bien, et que l’enquête sur le crash ait semblé désigner un geste volontaire du pilote, le module a été envoyé à Seattle pour y être testé. « Comme il s’agit d’une affaire sensible, Air India est par la présente chargée de veiller à ce que l’examen de démontage/test dans les locaux du constructeur (Boeing) soit effectué en présence d’un officier de la DGCA », a écrit Manish Kumar, directeur adjoint de la navigabilité à la DGCA, dans un courriel révélé par l’agence Reuters.🚨BREAKING on AIR INDIA/BOEING February incident and fuel-control switch panel testingIndian officials will travel to Seattle to observe Boeing's testing of a fuel-control switch panel that was removed from an Air India 787 in February after the pilots of a London-Bengaluru…— Aditya Kalra (@adityakalra) May 19, 2026