Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Économie Économie Économie Cryptomonnaies Cryptomonnaies Cryptomonnaies Réunis mardi à Paris à l’occasion du sommet No Money for Terror, une cinquantaine de pays ont partagé leurs difficultés à démanteler les circuits de financement terroristes, qui intègrent de manière croissante les cryptomonnaies. Article réservé aux abonnés La réglementation a souvent un temps de retard sur le crime. La communauté internationale s’en est encore émue, mardi 19 mai, à l’occasion de la cinquième édition du sommet No Money for Terror qui réunissait une cinquantaine de pays et une vingtaine d’organisations internationales à Paris, en marge de la réunion des ministres des finances du G7. Lancée par le président de la République, Emmanuel Macron, en 2018, cette conférence constitue le principal format de discussion multilatérale contre le financement du terrorisme. Elle vise à assécher les ressources financières des réseaux en renforçant la coopération internationale et les procédures de contrôle, et en facilitant le gel des avoirs. Les dernières années ont malheureusement prouvé combien la loi était peu adaptée aux technologies du XXIe siècle. « Nous avons fait des progrès mais la menace évolue plus vite que jamais (…). Le financement du terrorisme ne se cantonne plus aux canaux traditionnels », a reconnu le ministre de l’économie, Roland Lescure, devant quelque 300 participants, attablés en rangées comme dans une immense salle de classe. Les réglementations imposées aux institutions financières, émetteurs de cartes de crédit et autres négociants de métaux précieux ont été rendues partiellement obsolètes par le développement spectaculaire des cryptomonnaies, qui échappent à la supervision bancaire et préservent en grande partie l’anonymat de leurs bénéficiaires. Elles constituent « un détournement massif de toutes les règles que nous nous sommes donné », a dénoncé Emmanuel Macron en clôture des débats, appelant à réglementer d’urgence ces monnaies virtuelles : « Il n’y a pas de monde en paix (…) si nous recréons un Far West que nous avons régulé. » Il vous reste 63.72% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
La communauté internationale dépassée par la créativité financière des réseaux terroristes
Réunis mardi à Paris à l’occasion du sommet No Money for Terror, une cinquantaine de pays ont partagé leurs difficultés à démanteler les circuits de financement terroristes, qui intègrent de manière croissante les cryptomonnaies.











