Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Débats Débats Débats Parti socialiste (PS) Parti socialiste (PS) Parti socialiste (PS) Dans un ouvrage, Gilles Savary livre avec franchise le récit de son parcours singulier en politique, de sa rencontre avec Philippe Madrelle, ancien député de la Gironde, au pas de deux avec Emmanuel Macron. Article réservé aux abonnés Livre. Il est rare qu’un homme politique prenne la plume de façon désintéressée, dans le seul but de partager son expérience de la vie politique, une fois le rideau tiré. C’est le travail qu’a entrepris Gilles Savary dans ses Mémoires politiques d’entre deux siècles (Le Bord de l’eau, 490 pages, 28 euros), admettant volontiers la « dimension narcissique » de son entreprise. De l’enfance heureuse entre Limousin et Saintonge dans les années 1950, à la défaite aux élections législatives de 2017, l’ancien élu socialiste, aussi volubile à l’écrit qu’à l’oral, fait donc le récit « d’une époque charnière d’entre deux siècles dont [il] peine à identifier les continuités, tellement la société française d’aujourd’hui ressemble peu à celle des années de [sa] jeunesse ». Né dans une famille modeste, cet enseignant-chercheur en économie, entré en politique « par inadvertance », mêle ses réflexions sur les aléas de l’actualité politique avec les détails de son parcours personnel. De sa rencontre avec le socialiste Philippe Madrelle, figure politique de la Gironde, aux côtés duquel il pose les fondements de la décentralisation, jusqu’au Parlement européen et à l’Assemblée nationale, l’auteur donne à voir la politique dans toute sa crudité, telle qu’elle se fait au jour le jour dans les exécutifs locaux ou dans les écuries du Parti socialiste (PS). Passionné d’action publique Amené à côtoyer, au fil de ses pérégrinations politiques, quelques « grands notables », Gilles Savary en livre des portraits acérés. Comme celui d’Alain Juppé, maire (RPR) de Bordeaux, qui n’est « brillant et à l’aise que dans la domination », mais « perd le contrôle de ses nerfs » lorsqu’il est pris en défaut, griffe-t-il, pour lui avoir tenu tête de 1995 à 2004 au conseil municipal de Bordeaux. Ou celui de Ségolène Royal, dont il fut l’éphémère porte-parole durant la campagne présidentielle de 2007, dont le QG, boulevard Saint-Germain, « nous renvoyait aux mœurs surannées de vieilles duchesses du grand siècle ». Il vous reste 35.54% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.