CampusCampus. Celle que l'on surnomme "l’université des patrons", s’est imposée comme le bastion de la formation de l’élite industrielle italienne.Par Olivier TosseriPublié le 16/05/2026 à 16:00bookmarkRéunion dans le jardin d'hiver de la Villa Blanc qui héberge le campus de la Luiss Business School, à Rome en Italie.©Valentina Sensi/Luiss Business SchoolL’Italie adore les derbies sportifs et ses universités n’échappent pas à ce goût pour la rivalité, source d’émulation. La Luiss - Libera Università Internazionale degli Studi Sociali - est souvent présentée comme la "Bocconi romaine" revendiquant, comme l’institution milanaise, l’excellence de son enseignement dans les domaines du droit, de l'économie et du management. Mais si la Bocconi est proche depuis toujours de la grande bourgeoisie industrielle lombarde, la Luiss est intimement liée à la Confindustria - l'équivalent du Medef en France -, dont elle est l’émanation. Sa présidence a d’ailleurs souvent été assurée par une grande figure du monde industriel transalpin tels qu’Emma Marcegaglia, ex-présidente de l’énergéticien ENI, ou l’entrepreneur Vincenzo Boccia. Depuis un an, c’est Giorgio Fossa qui préside l’établissement, lui qui a officié à la tête du patronat de la péninsule de 1996 à 2000.Cette proximité lui a valu le surnom d’"université des patrons". Un héritage de son histoire. Née de l'acquisition de l'Université Pro Deo en 1974 par un groupe d'entrepreneurs mené par Umberto Agnelli, emblématique dirigeant de Fiat, elle se présentait comme une alternative privée d'excellence au système public. Dès 1977, la Confindustria en prend le contrôle en la rachetant pour former des cadres aptes à saisir les enjeux internationaux et place dans son conseil d’administration des représentants de banques et d'importants groupes industriels, publics et privés.