Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Planète Planète Planète Canicules et vagues de chaleur Canicules et vagues de chaleur Canicules et vagues de chaleur La capitale indienne connaît des journées caniculaires depuis le mois d’avril. Sur les chantiers de construction, les travailleurs tentent de s’adapter mais beaucoup sont victimes d’insolation. Article réservé aux abonnés Le thermomètre a beau indiquer 43 °C, lundi 18 mai, Massum Gairulla, ouvrier du bâtiment, continue de s’activer, tant bien que mal, sur ce chantier de la capitale indienne. En dépit de la chaleur écrasante, ils sont une trentaine de travailleurs à s’éreinter dans cet immeuble en construction d’un quartier huppé du sud de Delhi. Même aux heures les plus chaudes de la journée, le travail continue. Ici, un frêle jeune homme sue à grosses gouttes alors qu’il empile, tremblotant, un tas de briques posées en équilibre sur sa tête. Là, un maçon enduit un mur de ciment. « Tout mon corps me fait mal, je suis obligé de faire une pause toutes les trente minutes pour pouvoir tenir toute la journée », explique Massum Gairulla, âgé d’à peine 21 ans. Pour tenir, il boit quatre à six litres d’eau quotidiennement. Maux de tête, état fiévreux ou encore vomissements sont le lot de ces ouvriers venus des Etats les plus pauvres de l’Inde et payés quelques centaines de roupies (quelques euros) à peine par jour. Victime d’un coup de chaud la veille, Rachni Devi, une ouvrière d’une cinquantaine d’années, a été obligée de rester allongée toute la journée dans son abri de fortune, construit de bric et de broc sur le chantier. « J’ai de la fièvre, des courbatures et des maux de tête, je pense que c’est parce que je me trouvais en plein soleil hier », explique-t-elle, drapée dans son sari avec le pan duquel elle se recouvre la tête. « Les coups de chaud, cela fait partie du métier, alors quand cela arrive, on va à la pharmacie, on avale un cachet, on dort jusqu’à ce que l’on soit en capacité de travailler à nouveau », poursuit-elle dans le bruit des disqueuses et des marteaux. Il vous reste 73.35% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
« Tout mon corps me fait mal » : à Delhi, le calvaire des travailleurs sous 43 °C
La capitale indienne connaît des journées caniculaires depuis le mois d’avril. Sur les chantiers de construction, les travailleurs tentent de s’adapter mais beaucoup sont victimes d’insolation.











