Le président du directoire de Canal+, Maxime Saada, a annoncé dimanche qu'il ne souhaitait plus que son groupe poursuive le travail avec les professionnels qui ont signé une pétition contre Vincent Bolloré.

Publié le 19/05/2026 16:58

Temps de lecture : 1min

La ministre de la Culture Catherine Pégard, le 28 avril 2026, lors d'une session de questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, la veille de son passage au Sénat. (TELMO PINTO / NURPHOTO / AFP)

La ministre de la Culture Catherine Pégard a affirmé mardi 19 mai regretter la réponse "disproportionnée" du patron de Canal+ qui a déclaré ne plus vouloir travailler avec les signataires d'une tribune anti-Bolloré. "La place majeure de cette entreprise dans le cinéma lui donne une voix qui compte. Je regrette que la réponse, disproportionnée à tout le moins, apportée aux inquiétudes bien réelles qui se sont exprimées, les avive", a déclaré la ministre, lors de la session des questions au gouvernement.Dimanche, le président du directoire de Canal+, Maxime Saada, a annoncé qu'il ne souhaitait plus que son groupe, premier financeur du cinéma français, continue de travailler avec les professionnels qui ont signé une pétition contre son actionnaire de référence Vincent Bolloré.Face à cette situation, la Société des réalisateurs et réalisatrices de films (SRF), qui regroupe 500 cinéastes, propose une "médiation" entre les signataires de la tribune anti-Bolloré et les équipes cinéma de Canal+ afin de "rétablir la confiance", selon un communiqué publié mardi.Publiée le 12 mai dans le journal Libération, cette tribune dénonçait "l'emprise grandissante de l'extrême droite" dans le 7e art, en visant le milliardaire conservateur. Ses promoteurs revendiquent à ce stade 1 200 signatures, dont les acteurs Swann Arlaud, Juliette Binoche et Jean-Pascal Zadi ou le réalisateur Robin Campillo. Lancée par 600 professionnels, cette tribune compte à présent plus de 1 600 signataires, selon le collectif Zapper Bolloré.