Aux urgences du centre hospitalier universitaire Sud de Saint-Pierre, à La Réunion, le 2 avril 2025. RICHARD BOUHET/AFP

Les accompagnants des patients, « essentiels » pour les malades, seront désormais autorisés dans les services d’urgences des hôpitaux français, sauf exceptions, selon une « charte d’engagements réciproques » signée, mardi 19 mai, par la ministre de la santé, Stéphanie Rist, au terme d’un an de travail entre des représentants d’urgentistes, d’usagers et des acteurs de la santé.

Jusqu’ici, les patients étaient confrontés à une diversité de pratiques en la matière : d’après une enquête de 2023 des services statistiques des ministères sociaux, 32 % des services d’urgences autorisent systématiquement la présence d’un accompagnant, 64 % ne l’autorisent qu’à titre exceptionnel et 4 % l’interdisent.

Il était donc nécessaire de définir « un cadre national », souligne le ministère de la santé dans un communiqué. « Désormais, la règle sera claire : l’accompagnement est le principe, l’exception doit être justifiée », dans « l’objectif commun » d’avoir « des urgences plus sûres, plus respectueuses et plus humaines », affirme Mme Rist.

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