En reconnaissant que son point de vue diverge de celui des autres membres de la classe politique québécoise, la co-porte-parole de Québec solidaire, Ruba Ghazal, s’est prononcée mardi contre l’installation du siège social de la future Banque de la défense à Montréal. « On a beaucoup mieux à offrir au Québec […] Nous voulons que le Québec rayonne à l’international, donc que des organisations viennent, comme elles le font déjà, mais ce n’est pas vrai qu’il va y avoir de l’argent public là-dedans », a-t-elle affirmé lors d’une discussion avec le directeur du Devoir, Brian Myles, dans le cadre de l’initiative Le monde dans l’urne.Selon Mme Ghazal, investir dans la défense tout court s’avérerait être une erreur, tant du point de vue des « valeurs pacifistes du Québec » qu’en fonction de l’argument économique. « Ce n’est pas bon de suivre la course au réarmement, que ce soit [celle] du gouvernement Carney ou [celle] des pays européens. Ce n’est pas là que l’argent des Québécois doit aller : vendre des armes qui vont tuer, ça mène toujours à la guerre, on le sait, et économiquement, ce n’est pas viable. Donc, nous ne militerons pas en faveur de l’arrivée de cette organisation », a-t-elle détaillé en point de presse en marge de la rencontre.Selon la députée de Mercier, les retombées économiques à la suite de financement du milieu de la défense ne sont pas au rendez-vous comme elles le seraient avec des investissements dans les énergies renouvelables, pierre angulaire de la plateforme solidaire.