Le militant franco-israélien Ofer Bronchtein, défenseur de la solution à deux États, est décédé ce lundi, à Paris, à l’âge de 69 ans, a fait savoir le Forum international pour la paix, organisation qu’il avait cofondée en 2002 avec le Palestinien Anis AlQaq.Depuis plusieurs mois, l’homme souffrait d’une maladie respiratoire - la bronchopneumopathie chronique - qui, en plus de le priver d’oxygène, le forçait à rester en fauteuil roulant.« Né le 27 mars 1957 à Beer-Sheva (au sud d’Israël), il a vécu entre Israël et la France, et s’est engagé très jeune - parallèlement à un travail social à Tel Aviv - en faveur de la création d’un État palestinien, bravant dans les années 1980 un interdit du gouvernement israélien, qui refusait tout contact avec des représentants de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) », écrit le Forum international pour la paix dans son communiqué.« Ofer Bronchtein avait ensuite participé, dans les années 1990, au processus de paix d’Oslo, travaillant auprès du Premier ministre israélien Yitzhak Rabin, avant que celui-ci ne soit assassiné par un juif religieux ultranationaliste », poursuit le texte.Conseiller d’Emmanuel MacronComme le rapportent Le Monde et Libération, depuis l’attaque meurtrière du Hamas le 7 octobre 2023, Ofer Bronchtein a eu plusieurs échanges avec Emmanuel Macron. Il a notamment été son conseiller officieux pour la reconnaissance de la Palestine par la France, intervenue en septembre 2025.Dans la classe politique française, plusieurs figures ont rendu hommage au militant ce lundi. Le maire (PS) de Paris Emmanuel Grégoire s’est dit « profondément attristé » par son décès. « Sa disparition le privera du rêve qui était le sien : une paix juste et durable entre Israéliens et Palestiniens et deux pays vivants côte à côte », a-t-il ajouté.« Un mensch (terme yiddish pour qualifier une personne pleine de bon sens) est parti. Ofer Bronchtein ne pouvait pas laisser indifférent. Il avait l’optimisme de la volonté pour la paix et pour construire des ponts entre les Israéliens et les Palestiniens. En ces temps d’abattement et de désespérance, sa voix et ses coups de gueule vont nous manquer », a de son côté déclaré le député socialiste de l’Essonne Jérôme Guedj.