Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement RAFAEL YAGHOBZADEH POUR « LE MONDE » Économie Économie Économie e-commerce e-commerce e-commerce Par Laëtitia Giraud Publié aujourd’hui à 06h00, modifié à 14h16 Article réservé aux abonnés ReportageDepuis la mise en place de cette taxe par le gouvernement français, le 1ᵉʳ mars, l’aéroport a perdu 70 % de son trafic, en raison de la réorientation des vols des sites d’e-commerce vers d’autres pays européens. Dans le département de la Marne, au milieu des plaines céréalières de la Champagne crayeuse, la longue piste d’atterrissage et de décollage de l’aéroport de Paris-Vatry, à Bussy-Lettrée et aujourd’hui appelé XCR Airport, plus longue que celles de Paris-Orly, s’étend sur près de 4 kilomètres. Mardi 21 avril, sur le tarmac, une dizaine d’agents, gilet fluorescent sur le dos, se tiennent prêts à intervenir. Un avion-cargo va atterrir. Un Boeing 767 arrive de Haikou, de la province chinoise de Hainan, avec 52 tonnes de colis à son bord. Tous sont expédiés par la plateforme chinoise de commerce en ligne Temu. « Bientôt, peut-être que plus aucun avion ne se posera », souffle Fabrice Pauquet, directeur général de XCR Airport. Depuis maintenant plusieurs semaines, le ciel de cette ancienne base de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord, reconvertie à la fin des années 1990 en aéroport commercial, est vide. « Avec l’entrée en vigueur de la taxe sur les petits colis en France, nous avons perdu cinq de nos sept vols hebdomadaires », explique le dirigeant, qui a pris ses fonctions en 2024. Depuis le 1er mars, le gouvernement a mis en place une taxe de 2 euros par catégorie d’articles (trois pantalons, par exemple, comptent pour un article) contenus dans des colis en provenance d’un pays extérieur à l’Union européenne (UE) et dont la valeur est inférieure à 150 euros. Cette taxe vise en priorité « les plateformes qui ont fait de la logistique à flux tendu leur modèle économique », comme Shein, Temu ou AliExpress, explique le cabinet du ministre du commerce, Serge Papin. Devant l’afflux massif de petits colis, et les « effets pervers » que ceux-ci produisent sur le marché français et les acteurs du secteur, le gouvernement a souhaité « utiliser le levier fiscal pour les pousser à modifier leur organisation ». Il vous reste 77.12% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
L’aéroport de Vatry, à l’est de Paris, menacé de fermeture en raison de la taxe française sur les petits colis
Depuis la mise en place de cette taxe par le gouvernement français, le 1ᵉʳ mars, l’aéroport a perdu 70 % de son trafic, en raison de la réorientation des vols des sites d’e-commerce vers d’autres pays européens.








