Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Culture Culture Culture Festival de Cannes 2026 Festival de Cannes 2026 Festival de Cannes 2026 Dans un documentaire remarquable, présenté en séance spéciale, la cinéaste iranienne exilée parcourt quarante-sept ans de soulèvements populaires en mêlant archives publiques et privées, autour de membres de son entourage emportés par la répression. Article réservé aux abonnés Sélection officielle – séance spéciale Installée au Royaume-Uni depuis 2022, l’Iranienne Pegah Ahangarani, fille de la cinéaste Manijeh Hekmat, actrice elle-même, régulièrement inquiétée dans son pays, a rejoint la diaspora européenne, de guerre lasse, dans le sillage du mouvement Femme, vie, liberté. Néophyte en matière de réalisation, elle n’en débarque pas moins à Cannes avec un film de montage d’archives d’une haute qualité et d’une vive sensibilité. Viendra la révolution – Rehearsals for a Revolution pour le nommer par son titre original en anglais – est un retour sur la résistance civile en Iran depuis la révolution islamique jusqu’à la guerre en cours. Titre admirable qui, à la fois, dit le destin tragiquement récurrent des soulèvements populaires contre la dictature et laisse, néanmoins, la porte entrouverte au jour où l’on passera de la répétition à la consommation. Lire le récit (en 2022) : Article réservé à nos abonnés En Iran, les artistes dans le collimateur du régime Quarante-sept ans sont ici balayés en cinq portraits successifs de proches de la réalisatrice. Archives publiques et privées sont utilisées pour les évoquer, donnant au film cette vibration très particulière de se situer tout à la fois dans le registre de l’intimité et de la chose publique. Il y a plus. Chaque épisode est ainsi fait que le document y est constamment magnifié par la fable. Chaque portrait est ainsi emporté par la place qu’occupe le sujet dans l’imaginaire de la cinéaste. Chacun enfin se condense en ce que l’on pourrait nommer son blason : une photographie ou un photogramme, qui irradie à la façon d’une aveuglante vérité dans l’histoire qui nous est racontée. Il vous reste 67.31% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.