Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Culture Culture Culture Festival de Cannes 2026 Festival de Cannes 2026 Festival de Cannes 2026 Espagnol, anglais, persan… la traductrice iranienne, pilier du rendez-vous du 7ᵉ art collabore avec nombre de cinéastes, dont Asghar Farhadi, qui présente « Histoires parallèles » à Cannes. Read in English Article réservé aux abonnés « Je suis incapable de traduire les propos de quelqu’un qui me tourne le dos » : dans le grand barnum qui, sur la Croisette, s’agite autour des artistes, tout le monde connaît Massoumeh, l’interprète à la chevelure indisciplinée et aux yeux rieurs. Depuis 2007, année où elle a débarqué à Cannes pour la première fois, pas une édition du Festival ne s’est faite sans elle. « J’ai besoin de voir le visage, poursuit-elle. Une personne te donne plus que ce qu’elle dit. Dans une conversation, dans une phrase, il se passe des choses. Transmettre ce moment-là, c’est ça, la traduction. C’est pour ça que ça me fait sourire, cette histoire d’intelligence artificielle. L’IA choisit des mots, alors que les mots, c’est la surface, une espèce de croûte, au-delà de laquelle il faut aller. Plus que des mots, je suis une obsédée de l’instant. » On se souvient d’elle traductrice de l’espagnol, à la tribune, en 2024, aux côtés de Karla Sofia Gascon, Prix d’interprétation féminine pour Emilia Pérez, de Jacques Audiard. Ses manières sans apprêt, en Birkenstock et le pied dans le plâtre, avaient fait jaser. Angliciste émérite – et multiprésente cette année auprès des réalisateurs Emmanuel Marre, Arthur Harari, Christophe Honoré… –, elle est aussi systématiquement appelée à la rescousse chaque fois qu’un cinéaste iranien, son pays d’origine, débarque en France. Il vous reste 78.58% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Massoumeh Lahidji, la polyglotte qui veille sur le Festival de Cannes
Espagnol, anglais, persan… la traductrice iranienne, pilier du rendez-vous du 7ᵉ art collabore avec nombre de cinéastes, dont Asghar Farhadi, qui présente « Histoires parallèles » à Cannes.











